Des lycées parisiens perturbés par des élèves dénonçant le protocole anti-Covid

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Lycée élève école masque protocole
Le protocole sanitaire a très peu évolué dans les lycées malgré la résurgence de cas. © THEO ROUBY / AFP
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Des heurts ont éclaté aux abords de plusieurs établissements parisiens, mardi matin, entre des lycéens et les forces de l'ordre. Les élèves protestent, selon des témoignages, contre le protocole sanitaire face au coronavirus, qui n'a pas évolué malgré la hausse du nombre de cas.

Des lycéens ont brièvement bloqué ou tenté de bloquer mardi matin une dizaine de lycées parisiens pour protester contre le protocole sanitaire à leurs yeux insuffisant mis en place dans leurs établissements pour tenter d'enrayer la propagation de l'épidémie de Covid-19.

Ces perturbations ont affecté "une dizaine d'établissements parisiens", a indiqué le rectorat de Paris à l'AFP, conduisant dans certains cas à l'intervention des forces de police. Vers 09h30, la situation était stabilisée, a-t-on déclaré de même source.

Protocole "inapplicable"

Des images ont circulé sur les réseaux sociaux comme Twitter, montrant des tensions devant le lycée Colbert notamment. Parmi les autres lycées concernés figurent Turgot, Sophie-Germain, Charlemagne ou encore Hélène-Boucher, des établissements habitués à la contestation lycéenne.

Selon des journalistes sur place, les élèves protestent contre le protocole sanitaire actuellement en vigueur, qui n'a pas été modifié ou très peu, malgré la recrudescence des cas de coronavirus. Il s'avère "inapplicable en raison du trop grand nombre d’élèves par classe dans la plupart des établissements", écrit la fédération de parents d'élèves FCPE Paris 75 dans un communiqué, s'inquiétant des appels au blocus et des risques de débordement.

Des préavis de grève déposés

La FCPE 75 dénonce aussi les conditions d'accueil des lycéens en cette rentrée : "Ils sont toujours entassés dans leur classe et ont du mal à comprendre pourquoi une telle promiscuité alors qu'ils sont par ailleurs privés de leur vie sociale".

Des syndicats d'enseignants comme le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, ont de leur côté déposé des préavis de grève. "C'est inacceptable qu'on ait fait la rentrée dans les mêmes conditions sanitaires qu'au mois de septembre, alors que le virus circulait beaucoup moins alors", dénonce Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du Snes-FSU.