Des départs en vacances dans l'ombre du coronavirus

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Bison Futé annonce du rouge samedi sur les autoroutes de France. 1:31
Bison Futé annonce du rouge samedi sur les autoroutes de France. © ROMAIN LAFABREGUE / AFP
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Le trafic s'annonce chargé pour ce premier grand week-end de départs en vacances, dans la mesure où de nombreux Français ont renoncé à un voyage à l'étranger pour se rabattre sur un séjour dans l'Hexagone. Sur l'aire d'autoroute de Limours-Javry, les vacanciers interrogés par Europe 1 samedi matin avouent se sentir contraints par l'épidémie.
REPORTAGE

Le coup d'envoi des vacances d’été est donné samedi pour de nombreux Français. Un trafic dense est attendu tout au long de la journée sur les principaux axes autoroutiers : Bison Futé voit du rouge partout dans le sens des départs. D'autant que ceux qui n'ont pas forcément de congés à cause de la crise entendent quand même profiter de ce long pont du 14 Juillet. Même si le confinement n’est plus qu’un lointain souvenir, sur l'aire d'autoroute de Limours-Javry, au sud-ouest de Paris, les automobilistes croisés par Europe 1 ont encore en tête l’épidémie de coronavirus.

Il est difficile de ne pas y penser quand on a changé ses plans au dernier moment, comme Véronique qui a troqué un long voyage à l’étranger pour du camping en Vendée. "D’habitude on part à l’étranger, cette année c’est la France ! Les vols sont assez compromis, on n’a pas envie des rester bloqués à l’étranger", explique-t-elle au micro d’Europe 1.

"L’épidémie est là, on n’a pas le choix, il faut vivre avec"

Depuis son départ de Bruxelles, Raymond sert les dents : Covid ou pas, il ne se sentira véritablement en vacances qu’une fois les doigts de pieds en éventail dans le sable de l’île de Ré. "On a hésité, on était assez méfiant. Mais il ne faut pas en faire une obsession", veut-il se rassurer. "L’épidémie est là, on n’a pas le choix, il faut vivre avec."

 

De leur côté, Charlie et ses deux sœurs ont encore cinq heures de route et de ralentissements avant d’atteindre la Dordogne. "On a des oreillers, des sacs de bonbons, des couvertures", détaille-t-elle. "On change de places dans la voiture, il fait chaud… et c’est loin !"

Europe 1
Par Marion Gauthier, édité par Romain David