Coronavirus : un designer imagine des "cloches" de protection pour les restaurants

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La "cloche" prévoit un espace pour glisser le verre de chaque consommateur.
La "cloche" prévoit un espace pour glisser le verre de chaque consommateur. © Christophe Gernigon Studio
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"Ça vous englobe la table, vous pouvez dîner tranquillement en face de quelqu'un" : alors que la crise du coronavirus a provoqué la fermeture des restaurants et bars, dont la date et les modalités de réouverture restent pour l'instant incertaines, le designer Christophe Gernigon a imaginé PLEX'EAT, une suspension permettant de protéger les consommateurs de ces établissements. 
INTERVIEW

Comment réinventer nos restaurants pour les rouvrir le plus vite possible, alors que la pandémie de coronavirus n'est pas terminée ? Alors que ces établissements ignorent encore la date et les modalités d'une future reprise, les initiatives et innovations se multiplient pour adapter nos habitudes au respect des gestes barrières et de la distanciation sociale. Christophe Gernigon, designer, a par exemple imaginé un concept baptisé "PLEX'EAT". 

"C'est une suspension, ça ressemble à une visière XXL, suspendue, avec un fil, un disque, et on vient agrafer dessus une feuille de plexiglass qui est facilement détachable pour que les restaurateurs puissent l'enlever facilement", explique-t-il au micro d'Europe 1. "Ça vous englobe la table, et vous pouvez dîner tranquillement en face de quelqu'un." L'invention, dont les premières esquisses sont visibles sur son site internet, rappelle, dans l'idée, les machines à permanentes utilisées chez le coiffeur. 

Des appels du  Mexique et de Nouvelle-Zélande 

Lavable, réutilisable et adapté pour pouvoir dégager une chaise ou glisser un verre de vin sous la "cloche", "PLEX'EAT" - dont le prix n'est pas encore fixé - séduit déjà. "Encore cette nuit, j'ai des gens qui m'ont appelé du Mexique, de Nouvelle-Zélande. Je suis surpris, parce qu'on a créé ça la semaine dernière", s'étonne Christophe Gernigon. "J'ai aussi envoyé ça à quelques restaurateurs amis, pour avoir leurs retours, et tout de suite, la réflexion qui est venue c'est : 'Moi j'ai 120 couverts, aujourd'hui avec le protocole je ne peux en mettre que 60. Avec ton objet, je peux étendre ma capacité et être rentable.'"

 

 

Les concepts de ce genre auront-il le temps de se généraliser face à l'épidémie de coronavirus ? Comme tout le monde, le designer l'ignore. "Pour le moment, on n'a pas le choix", souffle-t-il. "Si on veut rouvrir un peu les restaurants, qu'ils aient des tables et qu'ils puissent fonctionner, on va être obligés de passer par là." 

Europe 1
Par Margaux Lannuzel