Coronavirus : avec le confinement, "la qualité de l'air s'est améliorée" mais....

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La qualité de l'air s'est déjà améliorée vendredi. 1:15
La qualité de l'air s'est déjà améliorée vendredi. © AFP
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En raison du confinement et du ralentissement des activités industrielles, la Chine et l'Italie ont constaté une baisse de la pollution atmosphérique. En France, elle n'a pas encore été observée mais la qualité de l'air s'est améliorée vendredi, observe Karine Léger, ​directrice d’Airparif, sur Europe 1 vendredi.
INTERVIEW

Alors que la France est confinée et que de nombreuses usines sont à l'arrêt à cause de la crise du coronavirus, on pourrait penser que la réduction du trafic et des activités industrielles auraient une conséquence immédiate sur la pollution de l'air. Mais ce n'est pas aussi simple, comme l'explique sur Europe 1 Karine Léger, ​directrice d’Airparif. Bonne nouvelle tout d'abord : "la qualité de l'air s'est déjà améliorée vendredi". Et Airparif est en train de réaliser une évaluation "pour chiffrer l'impact du confinement sur la pollution atmosphérique". 

La faute aux conditions météorologiques

Mais, même si "la pollution le long du trafic baisse", la pollution atmosphérique n'a pas encore diminué. La raison ? La météo. "Nous avons des circonstances météorologiques un peu particulières qui conduisent tous les ans à une augmentation de la pollution due aux oxydes d'azote provenant plutôt du chauffage et de l'agriculture", explique Karine Léger.

Des conditions météorologiques qui "donnent lieu à des particules". Donc la pollution ne baisse pas. "Néanmoins, si on avait eu du trafic en plus, elle aurait vraiment monté de façon beaucoup plus importante et on aurait pu avoir un épisode de pollution. Aujourd'hui, la situation est revenue à la normale", observe la directrice d'Airparif. 

 

Baisse de la pollution significative en Chine

Des images satellite de la Nasa ont montré début mars une baisse significative de la pollution en Chine, en partie liée au ralentissement de l'économie provoqué par l'épidémie de coronavirus.

La baisse de concentration de dioxyde d'azote (NO2) a d'abord été remarquée près de Wuhan, l'épicentre de l'épidémie, mais s'est peu à peu étendue à d'autres régions de Chine, selon les scientifiques de la Nasa qui ont examiné des images provenant de leurs satellites et de ceux de l'Agence spatiale européenne (ASE).

Au moment du Nouvel An chinois, la pollution diminue toujours légèrement en Chine. Mais en 2020, la baisse de la pollution est bien supérieure, jusqu'à 10 à 30% pour les régions de l'est et du centre de la Chine. 

Europe 1
Par Céline Brégand