Chevaux mutilés : en Bretagne, des gendarmes patrouillent chaque nuit et "s'attendent à tout"

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Depuis le début de l'année, une trentaine de chevaux et de poneys ont été mutilés en France 1:37
Depuis le début de l'année, une trentaine de chevaux et de poneys ont été mutilés en France © AFP
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Les agressions de chevaux se multiplient en France depuis le début de l'année. À Betton, en Bretagne, une patrouille de gendarmerie a été mise en place pour surveiller les centres équestres du secteur.
REPORTAGE

Trois gendarmes traquent chaque nuit des éventuels agresseurs de chevaux, dans le secteur de Betton, en Bretagne. Cette patrouille a été mise en place alors qu'en France se multiplient les agressions d'équidés. "On ne sait pas sur qui on peut tomber, confie à Europe 1 le major Vanneuville, à la tête des trois gendarmes, alors on s'attend à tout : une arme à feu ou peut-être plusieurs personnes". Depuis le début de l'année, une trentaine de chevaux et de poneys ont été mutilés en France.

Première étape de cette équipe d'agents, le centre équestre de Nadine Houssais. La propriétaire du club n'a pas attendu la gendarmerie pour s'équiper avec "des armes de défense". "C'est compliqué de voir son cheval se faire mutiler devant soi sans réagir", justifie-t-elle. Le major Vanneuville tente de faire de la prévention en appelant les propriétaires de chevaux à ne pas perpétrer d'actes de violence ou d'autodéfense" et à ne pas "se faire justice soi-même".

"J'espère que vous l'attraperez avant le chien parce que le chien ne le lâchera pas"

Deuxième arrêt pour la brigade de gendarmerie, les écuries des Maffrais. Ici, le propriétaire et ses équipes "se lèvent deux fois par nuit". Ils ont en plus mis en place un dispositif de caméras et disposent "d'un bon chien de garde". Le propriétaire s'adresse aux gendarmes au sujet d'un éventuel agresseur de chevaux et prévient : "J'espère que vous l'attraperez avant le chien parce que le chien ne le lâchera pas..."

Plus tard dans la nuit, les projecteurs des gendarmes balayent des dizaines de kilomètres de pâtures. Rien à signaler, avant d'apercevoir une voiture suspecte qui déclenche un contrôle. "On a vu cette fourgonnette blanche, elle circulait bizarrement alors on l'a suivie et j'ai parlé à la personne, je pourrais éventuellement l'identifier", s'agite une riveraine qui a signalé le véhicule. Finalement, la patrouille s'achève après trois heures sans interpellation. Mission renseignement et dissuasion accomplie.

Europe 1
Par François Coulon, édité par Maxime Dewilder