Attentats en Catalogne : une enquête antiterroriste ouverte à Paris

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Barcelone, attentat crédit : JOSEP LAGO / AFP - 1280
© JOSEP LAGO / AFP
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Le parquet antiterroriste français a ouvert une enquête sur les attentats à la fourgonnette qui ont fait treize morts et une centaine de blessés, dont des Français jeudi soir.

Une enquête antiterroriste à été ouverte vendredi en France suite aux attentats en Catalogne où plusieurs Français ont été blessés par des voitures qui ont foncé dans la foule, à Barcelone et Cambrils, a annoncé le parquet de Paris.

"Tentatives d'assassinats". L'enquête de flagrance, habituelle quand des Français sont victimes d'actes terroristes à l'étranger, a été ouverte pour "tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ)", a indiqué le parquet. 

Au moins 14 morts. Selon le gouvernement français, au moins 26 Français ont été blessés, dont plus d'une dizaine grièvement, lors du seul attentat de jeudi après-midi à Barcelone. Revendiqué par le groupe djihadiste État islamique, l'attaque a fait au moins 14 morts et des centaines de blessés de 24 nationalités différentes. Les morts d'un Belge et de deux Italiens ont été confirmées par les autorités de leurs pays.

Une deuxième attaque. Les enquêteurs français sont également saisis des investigations sur l'attaque perpétrée quelques heures plus tard à Cambrils, une ville touristique à 120 km au sud de Barcelone, ce qui signifie que des victimes françaises ont été identifiées.

Six civils et un policier ont été blessés par une Audi A3 qui a foncé dans la foule, juste après minuit, sur la promenade de bord de mer. Les cinq occupants de la voiture, porteurs de fausses ceintures d'explosifs, ont été abattus dans la fusillade qui a suivi. L'attaque de Cambrils n'avait pas été revendiquée vendredi matin, mais la police espagnole a établi un lien avec l'attentat de Barcelone.

Jean-Yves Le Drian sera sur place. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a annoncé qu'il se rendait dans la journée dans la capitale catalane "afin de rendre visite aux victimes françaises de cet acte lâche et d'assurer du soutien de la France le peuple et les autorités espagnols". Une cellule de crise ouverte par le Quai d'Orsay pour faire le point sur la sécurité des Français à Barcelone et répondre à leurs proches a reçu plus de 3.200 appels, a précisé le ministre.