Attentat de Nice en 2016 : un troisième suspect remis en liberté

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Le 14 juillet 2016, Lahouaiej Bouhlel a tué 86 personnes en lançant son camion sur la foule réunie pour le feu d'artifice.
Le 14 juillet 2016, Lahouaiej Bouhlel a tué 86 personnes en lançant son camion sur la foule réunie pour le feu d'artifice. © VALERY HACHE / AFP
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Brahim T., 34 ans, est soupçonné d'avoir joué le rôle d'intermédiaire entre un couple d'Albanais et un Franco-Tunisien, qui sont eux-même suspectés d'avoir fourni son arme à l'auteur de la tuerie du 14 juillet 2016. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

Un troisième suspect mis en examen dans l'enquête sur l'attentat de Nice, qui avait fait 86 morts en 2016, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire fin janvier. Brahim T., 34 ans, "a déposé une demande de remise en liberté à laquelle il a été fait droit le 29 janvier", a indiqué une source judiciaire, précisant qu'il avait été placé sous contrôle judiciaire.

Cet homme né en Tunisie avait été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et écroué le 16 décembre 2016. Il est soupçonné d'avoir joué le rôle d'intermédiaire entre un couple d'Albanais et un Franco-Tunisien, Ramzi Arefa, eux-mêmes suspectés d'avoir participé à la fourniture de l'arme au tueur, Mohamed Lahouaiej Bouhlel.

Neuf mises en examen

Il s'agit du troisième des huit mis en examen dans ce dossier à obtenir une remise en liberté, après celles en novembre 2017 de la Franco-Albanaise Enkeledja Zace, puis en août 2018 de Hamdi Zagar, un membre de l'entourage de l'auteur de la tuerie. Une neuvième suspect mis en examen s'était suicidé en prison en juin 2018, quelques jours après le renouvellement de sa détention provisoire.

Quels liens avec le groupe Etat islamique ? 

Le 14 juillet 2016, Lahouaiej Bouhlel, un chauffeur-livreur tunisien de 31 ans, avait tué 86 personnes et en avait blessé 400 autres en lançant son camion sur la foule après le feu d'artifice de la fête nationale, selon un mode opératoire préconisé par l'organisation État islamique. Avec son pistolet, il avait ouvert le feu sur des policiers à plusieurs reprises, avant d'être tué. Si les investigations ont révélé une fascination du tueur pour l'ultra-violence et la propagande djihadiste, les enquêteurs s'interrogent sur une possible revendication opportuniste de son action par l'organisation EI.

L'enquête n'a pas permis de retrouver une profession de foi ou une marque d'allégeance du tueur au groupe djihadiste et aucun élément ne permet d'établir que l'attaque de Nice a été téléguidée par le groupe EI depuis les zones irako-syriennes.