Anesthésiste de Besançon libre sous contrôle judiciaire : "Ce sont les montagnes russes pour les victimes", estime l'avocat des parties civiles

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L'avocat des parties civiles dans l'affaire de l'anesthésiste de Besançon, Me Frédéric Berna, a estimé vendredi au micro d'Europe 1 qu'avec cette nouvelle décision, "les victimes doivent gérer les vicissitudes de la procédure judiciaire, en plus des traumatismes". 
RÉACTION

"Il est certain que pour certaines victimes, ce type de décision est assez incompréhensible". Au micro d'Europe 1, Frédéric Berna, avocat des parties civiles dans l'affaire de l'anesthésiste de Besançon, laissé libre sous contrôle judiciaire, a réagi à cette décision de justice qui va à l'encontre de la demande du procureur de la République. 

"En plus des traumatismes, les victimes doivent gérer les vicissitudes de la procédure judiciaire"

"C'est un peu l'ascenseur émotionnel pour les victimes", estime l'avocat. "Au départ, il faut savoir qu'elles pensaient qu'elles avaient été victimes d'un accident puis, quelques années après, l'instruction démontre les empoisonnements. Et puis une nouvelle décision place Frédéric Péchier sous contrôle judiciaire", rappelle Frédéric Berna. "Ce sont vraiment les montagnes russes pour elles : en plus des traumatismes, elles doivent gérer, encore une, fois les vicissitudes de la procédure judiciaire", estime-t-il, tout en reconnaissant que "c'est une décision qui pouvait s'entendre, puisque le docteur Péchier était déjà sous contrôle judiciaire, et il l'a toujours respecté". 

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Mis en examen jeudi pour dix-sept nouveaux cas d'empoisonnements présumés de patients, le médecin-anesthésiste a été laissé libre sous contrôle judiciaire, contrairement à la demande du procureur de la République, ont indiqué vendredi ses avocats. "Un contrôle judiciaire, comme c'était le cas jusqu'alors depuis deux ans, a été prononcé. Nous considérons que c'est une bonne décision", a déclaré à la presse Me Jean-Yves Le Borgne, l'un de ses avocats, cité sur BFMTV. Le docteur Péchier, déjà mis en examen en 2017 pour sept cas d'empoisonnements, a de nouveau été mis en examen pour "empoisonnement sur personne vulnérable" pour dix-sept nouveaux cas de patients, dont sept sont décédés.