Les syndicats mobilisés contre la rigueur

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avec agences , modifié à
Après 5 heures de débat, cinq syndicats ont décidé d'une journée nationale d'action le 11 octobre.

Les syndicats ont fini par trouver un accord. Après 5 heures de débat au siège de la CGT, jeudi soir, l'intersyndicale réunissant CFDT, FSU, Unsa et SUD s'est accordée pour "une journée nationale d'action interprofessionnelle", le 11 octobre.

Malgré les réticences de François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, les cinq syndicats estiment "indispensable l'intervention des salariés pour peser sur le gouvernement, le patronat, les débats parlementaires en cours et à venir", selon un communiqué commun.

Face à la remontée du chômage et l'annonce du plan d'austérité, jugé "suicidaire" et défavorable aux salariés, les syndicats se sont mis d'accord sur un ensemble de revendications. Ils réclament "quatre mesures urgentes", notamment favoriser l'emploi pour les jeunes et "soutenir le pouvoir d'achat des plus bas revenus".

FO fait bande à part

Si les syndicats entendent protester contre le plan anti-déficits du gouvernement, ils ne sont pas tous d'accord sur les formes d'actions à mener. Un compromis sur une journée d'action interprofessionnelle a donc été trouvé entre CGT, CFDT, FSU, Unsa et SUD. Les syndicats CGC, CFTC et Force ouvrière ont préféré faire bande à part. FO organise d'ailleurs sa propre journée d'action le 20 septembre.

Grève ou pas grève ?

Le programme de cette journée nationale d'action reste à déterminer. Alors que la CGT, FSU, et Solidaires souhaitent "une journée significative, avec grèves, manifestations, rassemblements", François Chérèque se montre réticent. "Je ne suis pas sûr qu’une journée de grève soit la bonne réponse pour les salariés", estime-t-il. Un avis partagé par la CFTC : "la grève ne nous paraît absolument pas la bonne voie", a déclaré à la presse Marcel Grignard, numéro deux du syndicat.

Quoi qu'il en soit, les cinq syndicats estiment déjà que la journée du 11 octobre n'aura rien de comparable avec celles menées contre les retraites à l'automne dernier –auxquelles le gouvernement n'avait pas plié-.