Virus en Chine : Wuhan, épicentre de l'épidémie, mise en quarantaine

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Comme ici à Tokyo, les passagers des vols en provenance de Wuhan en Chine sont contrôlés par des caméras infrarouges 1:37
Comme ici à Tokyo, les passagers des vols en provenance de Wuhan en Chine sont contrôlés par des caméras infrarouges © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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C'est là que tout a commencé. Wuhan, berceau de l’épidémie de coronavirus, qui a pour l'instant fait 17 morts en Chine, vit au rythme de la maladie. Les autorités chinoises recommandent aux onze millions d'habitants de ne pas sortir de la ville. Près d'un millier de Français expatriés sont concernés. 
REPORTAGE

Visiblement, le message a été entendu. La plupart des habitants de Wuhan restent cloîtrés chez eux, quand ceux qui descendent dans la rue portent tous un masque respiratoire. C'est dans cette ville de onze millions d'habitants qu'a été repérée la plupart des cas de contamination du nouveau virus. La consigne est désormais simple : restez où vous êtes. Dans un pays où le souvenir de l'épidémie de Sras en 2003 reste encore vivace, les autorités chinoises recommandent à celles et ceux qui sont dans la ville de ne pas chercher à en sortir afin d'éviter tout risque de contagion. Et ce malgré les vacances du Nouvel an lunaire, une période habituellement marquée par les déplacements de centaines de millions de Chinois.

Masques et lingettes antiseptiques pour tous

Près de 80 entreprises françaises sont installées à Wuhan, où plus de 1.000 expatriés venus de l'Hexagone se retrouvent donc en première ligne. Philippe Klein se décrit comme leur médecin de famille. Il raconte une ville bientôt sous cloche, avec des aéroports sous surveillance. "Il y a toujours en Chine des portiques infrarouges pour détecter les patients qui ont de la fièvre", précise-t-il.

Mais de nouvelles mesures ont été prises. "Avant d'embarquer dans l'avion, on distribue aux passagers des masques et des lingettes antiseptiques", explique Philippe Klein. Chaque aéroport de destination décide ensuite de la prise en charge des passagers. "A Hong Kong par exemple, il faut remplir un questionnaire médical en plus de subir une prise de température individuelle" à l'arrivée, signale le médecin français.

A la sortie de la ville de Wuhan, des barrages ont été également été dressés sur la route. On y contrôle là encore la température corporelle des passagers. Parallèlement, les manifestations de masse, comme les célébrations prévues pour le Nouvel an par exemple, ont d'ores et déjà toutes été annulées. Car la grande crainte maintenant, c'est de voir le virus muter, et devenir encore plus contagieux.

Europe 1
Par Jean-Jacques Héry, édité par Cédric Chasseur