Vaccination : "En une semaine de polémique, le gouvernement s’est mis en ordre de bataille"

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Le médecin épidémiologiste Martin Blachier était invité à débattre sur la vaccination, sur Europe 1 jeudi. 1:21
Le médecin épidémiologiste Martin Blachier était invité à débattre sur la vaccination, sur Europe 1 jeudi. © Europe 1
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La lenteur de la campagne de vaccination française a été largement critiquée. Pour le médecin épidémiologiste Martin Blachier, cette polémique n'a pas été veine et a permis de faire réagir le gouvernement. Après les annonces de Jean Castex jeudi, le pays met un coup d'accélérateur sur la vaccination.
INTERVIEW

La vaccination est la clé de sortie de la crise sanitaire du Covid-19, et les annonces du Premier ministre Jean Castex, jeudi, confortent ce sentiment. Mais la lenteur initiale de la campagne semble en contradiction avec l'urgence de la situation. Après avoir essuyé maintes critiques pendant une semaine, l'exécutif semble décidé à accélérer le processus. "En une semaine de polémique, on a réussi à faire en sorte que le gouvernement se mette en ordre", a jugé le médecin épidémiologiste Martin Blachier, au micro d'Europe 1 jeudi soir.

Cache-misère

Jean Castex a tout d'abord annoncé la création de 600 centres de vaccinations, au moins 6 dans chaque département, d'ici la fin du mois. Un revirement stratégique salué par Martin Blachier : "Il y a eu une erreur stratégique fondamentale qui a été de penser que l’on allait vacciner dans les cabinets de médecins généralistes. On n’a pas réfléchi au fait que c’était impossible en terme logistique." Par ailleurs, le gouvernement prévoit d'ouvrir la vaccination à l'ensemble des plus de 75 ans, et non aux seuls résidents d'Ehpad, tout en simplifiant le processus d'acquisition du consentement.

Pour le docteur Jimmy Mohamed, cette prudence affichée par le gouvernement au moment d'administrer les premiers vaccins était en fait un cache-misère : "C'est un aveu du manque de vaccins" disponibles, juge-t-il. Le chef du gouvernement a tenu a rassurer, jeudi, sur la capacité du pays à sécuriser les précieux vaccins. "Plus on aura de doses, mieux ce sera", conclut Martin Blachier.

Europe 1
Par Antoine Cuny-Le Callet