Rave-party près de Nancy : l'ARS et la préfecture appellent au dépistage des participants

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Une rave-party a réuni près de 500 personnes dans le bois de Toul près de Nancy (illustration). 1:11
Une rave-party a réuni près de 500 personnes dans le bois de Toul près de Nancy (illustration). © SYLVAIN THOMAS / AFP
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Après une rave-party dispersée par la police dans le Grand Est près de Nancy, la préfecture et l'ARS s'inquiètent d'une possible augmentation des cas dans la région et demandent aux raveurs d'aller se faire dépister et d'observer une stricte distanciation sociale en attendant les résultats.

Après celle qui a réuni 10.000 personnes en Lozère et la free-party de 300 fêtards en Essonne, une nouvelle rave-party préoccupe les autorités... du Grand Est, cette fois. Dans la nuit de samedi 15 à dimanche 16 août, 500 personnes se sont rassemblées dans un petit bois de Toul, près de Nancy (Meurthe-et-Moselle), sans masque ni respect des gestes barrière, alors même qu'un arrêté préfectoral avait été pris vendredi pour interdire ce type d'événement en période d'épidémie de coronavirus.

Peur d'une hausse du nombre de contaminations

Une centaine de policiers ont dû intervenir le lendemain matin : ils ont saisi le matériel de sonorisation et les participants se sont dispersés. L'ARS, relayée par la préfecture, appelle maintenant à la responsabilité de chacun et  lance un appel. 

"Ma première réaction a été une réaction de colère. Dans les jours qui viennent, on va guetter avec attention les chiffres de l’évolution de l’épidémie dans notre département", déplore Marie-Blanche Bernard, secrétaire générale de la préfecture de Meurthe-et-Moselle, qui affirme que "cette histoire n’est pas terminée".

Appel au dépistage des raveurs

Afin d'éviter des contaminations en chaîne, elle souhaite que les participants "portent systématiquement le masque, qu’ils se fassent tester le plus vite possible, et que tant qu’ils n’ont pas les résultats des tests, qu’ils évitent tous contacts avec les autres !". "En période de pandémie, et alors que nos chiffres sont non pas alarmants mais inquiétants, puisqu'on a le taux d’incidence le plus élevé de la région Grand Est, je déplore vivement qu’ils aient mis leur projet à exécution", regrette la secrétaire générale de la préfecture de Meurthe-et-Moselle.

Europe 1
Par Marion Gauthier, édité par Séverine Mermilliod