Plus de candidats dans les centres, adhésion en hausse... La campagne de vaccination s'accélère

, modifié à
  • A
  • A
Le centre de vaccination de Saint-Quentin en Yvelines est l'un des plus gros de France. 2:54
Le centre de vaccination de Saint-Quentin en Yvelines est l'un des plus gros de France. © Alain JOCARD / AFP
Partagez sur :
Selon une enquête publiée par Santé publique France, 56% des Français envisagent désormais de se faire vacciner. Et dans les centres de vaccination, comme le vaccinodrome de Saint-Quentin en Yvelines, les candidats affluent tous les jours. 
REPORTAGE

En France, la campagne de vaccination contre le Covid-19 continue de s'accélérer. Vendredi, plus de 600.000 personnes ont reçu une injection, alors que dès lundi la vaccination sera élargie à tous les plus de 50 ans, sans condition de santé, et à tous les adultes sans condition d'âge à partir de mercredi en cas de rendez-vous disponibles la veille pour le lendemain. De bonnes nouvelles qui s'accompagnent d'une adhésion croissante de la population au vaccin. 

Cette accélération est visible au vaccinodrome de Saint-Quentin en Yvelines, l'un des plus gros du pays. Le nombre de vaccinés, indiqué sur l’écran à l’entrée du centre, y augmente toutes les 15 secondes. "Ça monte en pression", confirme Jean-Michel Fourgous, le président de l’agglomération de Saint-Quentin en Yvelines, qui gère le vaccinodrome. "Ça tourne bien, ça fait quatre mois qu'on est rodé, ce qui nous permet de monter", ajoute-t-il. "On a démarré à 200 doses par jour et aujourd'hui on va être à 3.500-3.600 doses."

La vaccination élargie aux assesseurs pour les régionales

Vérification de rendez-vous, questionnaires, injections... L’organisation est devenue presque militaire. Et dans les tentes bleues où les infirmières piquent, tous les profils et tous les âges sont présents. Parmi les personnes présentes, Mélodie a profité du dernier élargissement de la vaccination aux assesseurs des élections régionales de juin. "C'est une coïncidence", confie-t-elle. "On m'a donné le tuyau, et après, j'ai voulu être assesseur... C'est plus pratique." Même stratégie pour Guillaume, 24 ans, qui va tenir un bureau de vote à Bois-d’Arcy. "Ça me permet d'être libéré de ce poids et de pouvoir me dire qu'en étant vacciné, je vais sûrement pouvoir faire plus de choses", dit-il. 

Pour ces nouveaux profils éligibles, pas besoin de justificatif. Les gérants du centre ont bien conscience qu’il est donc simple de resquiller mais laissent faire. "Au 15 juin, on doit avoir vacciné un maximum de gens, donc on ouvre considérablement", explique Jean-Michel Fourgous. 

Plus de la moitié des Français envisagent de se faire vacciner

Et au vaccinodrome de Saint-Quentin en Yvelines comme dans tous les autres, la fréquentation pourrait encore augmenter. Plus de la moitié des Français (56%) envisagent désormais de se faire vacciner, soit 16 points de plus qu'en décembre dernier au moment des premières vaccinations, selon une enquête publiée par Santé publique France. Dans le détail, les plus motivés sont les plus de 50 ans. En général, les hommes sont un peu plus partants que les femmes.

Cette enquête montre également que plus en plus de jeunes ont l'intention de se faire vacciner. En mars, seulement un jeune de moins de 25 ans sur trois avait l'intention de se protéger, alors qu'aujourd'hui ils sont 55% à être prêts pour l'injection. Finalement, ce sont les 25/35 ans qui sont actuellement les plus réticents, avec 43% de candidats seulement. Les principales raisons invoquées pour refuser le vaccin sont la peur des effets secondaires et des doutes sur l'efficacité des sérums. Mais ces personnes indiquent qu'elles seraient prêtes à changer d'avis si on leur donne davantage d'informations médicales.

Europe 1
Par Pierre Herbulot et Anne Le Gall, édité par Antoine Terrel