hopital France 1:30
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Caroline Baudry, édité par Solène Leroux
Alors que le Conseil scientifique craint une "désorganisation" de la France dès janvier en raison du variant Omicron, le CHU de Lille fait déjà face à un manque de personnel. Selon le directeur du site, la fatigue et la saturation sont les raisons principales.
INTERVIEW

Le variant Omicron semble déjà désorganiser la France. La durée de l'isolement, lorsque l'on est positif ou cas contact au Covid-19, peut aller jusqu'à 17 jours actuellement. Avec la montée en puissance de l'épidémie, cela risque de poser de gros problèmes d'organisation à la rentrée.

Au CHU de Lille, le personnel soignant est déjà affecté par des problèmes organisationnels. Chaque jour, il manque 600 soignants sur place, soit "une centaine d'absents par jour supplémentaire par rapport à la même période de l'année dernière", explique Frédéric Boiron, le directeur général de l'hôpital.

Une progression d'un 1% en un an 

Un absentéisme qui "représente à peu près 10 à 11% de nos effectifs, et qui a progressé d'à peu près 1% par rapport à l'année dernière à la même époque", assure-t-il. Comment expliquer ces chiffres ? Pour le directeur, "c'est lié beaucoup aussi à la fatigue, à la saturation" puisque "le personnel est extrêmement mobilisé depuis deux ans" en raison de la crise sanitaire.

Sans oublier que le personnel soignant "a les mêmes contraintes que les autres dans sa vie", détaille-t-il, en mentionnant les maladies, ou encore les "problèmes de garde d'enfants et de proches". "C'est une réalité humaine toute simple dans une population professionnelle extrêmement sollicitée."

De l'importance de la vaccination

Selon Frédéric Boiron, ce qui peut aider les soignants en ce moment, "c'est que la population comprenne qu'il faut se vacciner largement, et utiliser les soins le plus possible à bon escient pour partager la responsabilité collective".