EXCLUSIF - Sérologiques et "neutralisants" : l'Institut Pasteur développe deux formes de tests contre le coronavirus

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Des dizaines de tests sont en cours d'évaluation. Photo d'illustration. 1:34
Des dizaines de tests sont en cours d'évaluation. Photo d'illustration. © AFP
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L'Institut Pasteur a développé des tests sérologiques, qui permettent de détecter si une personne a été en contact avec le coronavirus, mais également des tests dits "neutralisants", afin de déterminer si le système immunitaire du patient a combattu le virus efficacement. 
EXCLUSIF

Ces tests pourraient constituer l'une des clés du bon déroulement du déconfinement. Alors que les tests actuels, dits PCR, permettent de détecter si une personne est infectée par le coronavirus au moment où on les réalise, les chercheurs travaillent actuellement sur les tests sérologiques, qui permettent, eux, de déterminer après coup si un individu a été en contact avec le virus, et s'il est donc a priori immunisé. Tandis que des dizaines de ces tests sont en cours d'évaluation, selon les informations d'Europe 1, l'Institut Pasteur vient lui de mettre au point ses propres tests, sous deux formes.

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Toutes les personnes n'ont pas la même qualité d'anticorps

L'Institut a tout d'abord développé des tests sérologiques classiques. Mais des questions subsistent. Les anticorps présents dans l'organisme sont-ils actifs ? Neutralisent-ils le virus ? L'empêchent-ils de se multiplier dans le corps ? Pour s'en assurer, l'Institut a mis au point un deuxième type de tests, dits "de neutralisation". Ces derniers décèlent uniquement la présence d'anticorps neutralisants dans le sang, ce qui permet de déterminer si le système immunitaire a produit une réponse efficace, qui a une activité protectrice contre le virus.

Car tous les gens qui ont été infectés par le coronavirus, avec ou sans symptômes, n'ont pas forcément le même niveau ou la même qualité d'anticorps.

Ces tests devraient être validés très prochainement. Ils permettront à chacun de savoir s'il a eu la maladie et s'il est protégé d'une nouvelle contamination. Mais pour l'instant, on ne sait pas si cette protection durera quelques semaines ou quelques mois.

Europe 1
Par Virginie Salmen, édité par Antoine Terrel