Coronavirus : ce qu'il faut savoir sur la molécule prometteuse testée à Lille

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L'Institut Pasteur de Lille va bientôt lancer un essai clinique. Photo d'illustration. 5:17
L'Institut Pasteur de Lille va bientôt lancer un essai clinique. Photo d'illustration. © AFP
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L’Institut Pasteur de Lille va bientôt lancer un essai clinique pour "vérifier l’efficacité" d'une molécule testée in vitro contre le coronavirus. "À la fin du premier trimestre 2021, on pourrait espérer avoir des résultats", explique à Europe 1 Benoît Déprez, ​directeur scientifique de l’Institut. 
INTERVIEW

Ce projet de recherche pourrait-il améliorer significativement la lutte contre l'épidémie de coronavirus ? Vendredi, l’Institut Pasteur de Lille a annoncé le lancement prochain d'un essai clinique pour "vérifier l’efficacité" d'une molécule testée in vitro contre le Covid-19. Cet essai clinique, notamment financé par un don de cinq millions d'euros du géant du luxe LVMH, pourrait donner des résultats "à la fin du premier trimestre 2021", espère Benoît Déprez, ​directeur scientifique de l’Institut, sur Europe 1.  

"Cette molécule, on l'a identifiée en testant tous les médicaments de la pharmacopée mondiale, sur leur capacité à inhiber la réplication du virus in vitro, et dans des modèles de plus en plus sophistiqués de la maladie, toujours in vitro", explique le chercheur. Et la prochaine étape est donc un test sur l'homme, "pour vraiment prouver que la molécule, et le médicament qui la contient, peut avoir un intérêt". 

"Nous espérons pouvoir commencer dans les prochains mois"

Cette molécule "est un médicament qu'on connaît déjà, ce qui nous permet d'avoir une première approximation du rapport risque-bénéfice dans cette nouvelle indication", précise encore Benoît Déprez. Et si elle s'avérait efficace, elle pourrait être utilisée dès les premiers jours de la contamination. "Étant donné son profil de sécurité très bon, il va être possible, nous l'espérons, de l'utiliser très tôt dans le cours de la maladie, alors que les symptômes sont encore très légers", confirme le scientifique. "L'idée est de prescrire très tôt, dès la positivité du test de dépistage, pour supprimer la réplication virale et empêcher que les gens soient très contagieux et basculent dans la maladie grave."

Mais quand cet essai clinique très attendu pourra-t-il commencer, et porter ses premiers résultats ? "Nous espérons pouvoir commencer l'essai clinique dans les prochains mois", indique Benoît Déprez, précisant que l'étude ne serait pas "très longue". "Si malheureusement, l'épidémie reste active comme aujourd'hui, le recrutement des patients ne devrait pas poser beaucoup de soucis", dit-il encore. Et, ajoute-t-il, "à la fin du premier trimestre 2021, on pourrait espérer avoir des résultats". 

Europe 1
Par Antoine Terrel