Cancer du poumon : "Deux tiers des patients sont diagnostiqués vraiment très tard"

, modifié à
  • A
  • A
Des progrès ont été faits ces dernières années sur le dépistage du cancer du sein.
Des progrès ont été faits ces dernières années sur le dépistage du cancer du sein. © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Partagez sur :
Emmanuel Macron présente jeudi la stratégie nationale de lutte contre le cancer pour les dix prochaines années, et notamment un renforcement des dépistages. Une mesure attendue par les associations de patients, qui insiste sur l'importance du dépistage, notamment pour le cancer du poumon. 
TÉMOIGNAGE

Amélioration de la prévention, sensibilisation des jeunes, mais aussi poursuite de l'effort financier pour la recherche de nouveaux traitements... Emmanuel Macron présente jeudi la stratégie nationale décennale de la lutte contre les cancers. Mais le président de la République doit aussi annoncer un renforcement des dépistages, attendu par de nombreuses associations de patients, qui insistent sur l'importance de soigner ces maladies le plus tôt possible. 

Concernant les dépistages, "il y a eu vraiment beaucoup de progrès de fait, et on continue à en faire, notamment dans le cancer du sein", explique à Europe 1 Laure Gueroult-Accolas, présidente de l'Association "Patients en réseaux". Mais, ajoute-t-elle, "on pense qu'il y a vraiment des progrès à faire pour le cancer colorectal et pour le cancer du poumon qui est un grand sujet de santé publique". 

Cancer du poumon : "permettre un dépistage pour les plus à risque"

Pour le cancer du poumon, "la proposition qui est défendue depuis plusieurs années par les soignants et les récentes associations de patient, c'est de permettre un dépistage pour les personnes les plus à risque", poursuit Laure Gueroult-Accolas, rappelant que "plusieurs études ont montré l'importance et l'intérêt de faire ce dépistage". Et de conclure : "C'est essentiel car aujourd'hui, dans le cancer du poumon, les deux tiers des patients sont diagnostiqués vraiment très tard, quand la maladie est déjà métastatique, ce qui explique pourquoi c'est si difficile de pouvoir soigner ces patients, qui ont déjà une maladie très avancée". 

Parmi les priorités du prochain plan, on trouve notamment le renforcement de la prévention, mais aussi l'amélioration de la recherche pour les cancers de mauvais pronostics, ainsi que la réduction du nombre de patients souffrants de séquelles après les traitements. 

Europe 1
Par Anne Le Gall, édité par Antoine Terrel