A l'université de Lille, les étudiants acceptent mal les nouvelles mesures sanitaires

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Les universités en zone d'alerte maximale ont dû réduire leurs capacités d'accueil de 50%. 1:37
Les universités en zone d'alerte maximale ont dû réduire leurs capacités d'accueil de 50%. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Alors que certaines zones passent en alerte maximale face au coronavirus, les universités cherchent tant bien que mal à s'adapter en réduisant leurs capacités d'accueil. Mais les nouvelles règles sanitaires sont critiquées et pas toujours comprises par les étudiants. Europe 1 est allée à leur rencontre à l'université de Lille à Villeneuve d'Ascq. 
REPORTAGE

Face à la recrudescence du Covid-19, des universités vont devoir s'adapter dans les zones d'alertes renforcées ou maximales. Les capacités d’accueil des amphithéâtres sont réduites de moitié et les cours à distance sont privilégiés. Mais ces mesures de distanciation sont jugées inefficaces par les étudiants. Selon eux, ce n'est pas dans les amphis que le virus se transmet.

L'appartement, nouveau lieu de rencontre des étudiants

Plateau dans les mains, Armand se dirige vers le self, un peu désabusé. Dehors, l'attente est de 45 minutes pour entrer dans le restaurant universitaire, les capacité d'accueil ayant été réduite de 50%. "On fait la queue les uns sur les autres", peste-t-il. Selon lui, les nouvelles mesures ne vont pas dans le bon sens et risques même de produire l'effet inverse : la distanciation sociale est difficile à faire respecter dans une file d'attente.

La solution pour manger au chaud c’est la voiture ou le studio. Les logements risquent de devenir le lieu de rencontre des étudiants pour toutes les occasions. "Des personnes se réunissent pour faire un cours ensemble, dans un appartement ou dans un logement", explique l'une d'entre eux. "C'est courant et cela va sûrement favoriser la propagation du virus."

Le seul moyen d'intégration

Pour Alexis et Antoine, en première année à Sciences-Po, l'augmentation des cours à distance diminue d'autant les opportunités de rencontres. "Ça casse un peu le coté social, c’est dommage." Cela ne les empêchera pourtant pas de faire la fête : "Il y aura plus de soirées dans les appart', il y aura plus de monde sans masque." Les "appartathons", sorte de course d'orientation où il faut passer d'un appartement à l'autre, pourraient ainsi devenir la norme. Malgré les risques liés au Covid, c'est, selon ces deux étudiants, le seul moyen d'intégration.

Europe 1
Par Maximilien Carlier, édité par Antoine Cuny-Le Callet