Bar terrasse fermeture coronavirus 1:20
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Théo Maneval, édité par Mathilde Durand
Les mesures restrictives prises pour la ville de Paris et sa proche banlieue entrent en vigueur ce mardi. Lundi soir, les bars ont donc fermé leurs portes. Un coup dur pour les professionnels. "Ils nous ont dit pour deux semaines mais j'ai peur que cela dure beaucoup plus que ça", confie un gérant au micro d'Europe 1. 
REPORTAGE

Quatre mois après leur réouverture post-confinement, les bars ont dû refermer leurs portes lundi soir, à 22 heures, à Paris et dans sa petite couronne, placées en zone d'alerte maximale. Les mesures de restrictions visent à limiter la propagation du virus en Île-de-France, dont les indicateurs épidémiologiques sont fortement dégradés depuis le 28 septembre. Pour les professionnels du secteur, c'est un coup dur. Après l'arrêt forcé durant les deux mois de confinement, ils se demandent comment s'en relever une nouvelle fois.

"On a fermé plus de deux mois, on a rouvert en juin avec 50-55% du chiffre d'affaires d'avant le Covid et on décide de nous refermer à nouveau, sans aucune preuve scientifique que les clusters viennent des bars ou des restaurants", dénonce David, gérant de bar dans une des "rues de la soif" de la capitale.

"Comme nous n'avons pas de terrasses, les gens viennent beaucoup l'hiver. Il fait froid, il pleut : les gens viennent chez nous, on est obligés de fermer", poursuit Omar derrière le comptoir de son établissement. "Ils nous ont dit pour deux semaines mais j'ai peur que cela dure beaucoup plus que ça. J'ai un employé, si cela dure, je vais le mettre au chômage partiel."

"Pas de logique globale"

Pour cette dernière soirée, Omar et les autres ont en tout cas pu compter sur leurs habitués, venus nombreux comme Hervé. "Je me suis dit que c'était une façon de marquer mon soutien. On ne va pas nier la réalité de cette maladie. En revanche, il n'y pas de logique globale", souligne-t-il, en pointant du doigt le restaurant en face, autorisé à resté ouvert, ou encore les lignes de métro bondées.

Alors pour échapper au métro-boulot-dodo, certains Parisiens comptent bien trouver d'autres solutions. "Je pense qu'on va plus recevoir chez nous. En ce qui me concerne, il y aura plus d'invitations dans les prochaines semaines", confie une riveraine. Et le défi restera le même dans les espaces clos : faire respecter les gestes barrière.