Un président "en panne sèche", un discours "désespérant"... l'opposition juge sévèrement le discours d'Emmanuel Macron

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Après dix jours de grogne des "gilets jaunes" contre la perte de pouvoir d'achat et la hausse des taxes sur les carburants, Emmanuel Macron a annoncé que leur fiscalité serait adaptée aux fluctuations des prix.
Après dix jours de grogne des "gilets jaunes" contre la perte de pouvoir d'achat et la hausse des taxes sur les carburants, Emmanuel Macron a annoncé que leur fiscalité serait adaptée aux fluctuations des prix. © AFP
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Les principaux leaders d'opposition ont jugé sévèrement le discours prononcé mardi par Emmanuel Macron. Le président a promis de limiter l'impact des taxes carburant. 

Ils n'ont pas été convaincus. Mardi, les "gilets jaunes" et l'opposition ont vivement rejeté le discours d'Emmanuel Macron qui s'exprimait mardi matin après dix jours de grogne des "gilets jaunes" contre la perte de pouvoir d'achat et la hausse des taxes sur les carburants. 

Le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon n'a pas du tout été séduit par les annonces du président qui a assuré vouloir limiter l'impact des taxes carburant et lancer une "grande concertation", sans toutefois renoncer à sa stratégie sur l'environnement et le nucléaire. Il a dénoncé un "président en panne sèche, comme le président de Gaulle parlant dans le vide en plein mai 68".

"Il ne prend pas la mesure de la situation". "Il ne prend pas la mesure de la situation : aujourd'hui sur l'île de la Réunion, la situation est insurrectionnelle", tandis qu'en métropole "on voit se maintenir des barrages et on sent que la préparation des manifestations de samedi prochain est très active", a estimé le président du groupe France insoumise à l'Assemblée nationale. Pour lui, "il faut proposer des sorties de crise" : "Ça ne peut pas être 'donnez-moi trois mois pour discuter dans une commission'. Cette proposition paraît absolument hors-sol et hors réalité politique du pays".

"Un vide absolu en termes de solutions". Dans un tweet, Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national (ex-FN), a préféré parler de "confusion totale du discours présidentiel et de "vide absolu en termes de solutions". "À ceux qui se demandent comment boucler leur budget dans 3 jours, Emmanuel Macron répond : rendez-vous dans 3 mois...", écrit-elle sur Twitter.

"C'est désespérant". Laurence Sailliet, la porte-parole des Républicains a estimé pour sa part que"ce discours nous apprenait "qu'Emmanuel Macron n'est pas sorti dans la rue et n'a pas allumé sa télévision depuis que les 'gilets jaunes' expriment leur souffrance. C'est désespérant...". "Les seules injustices sociales et fiscales seraient donc celles qui procèdent de la transition écologique ? Pas un mot sur la redistribution des richesses, le niveau des salaires et l'avidité mortifère de l'économie financiarisée", s'est désolée par ailleurs la sénatrice PS, Laurence Rossignol.

"On n'éteint pas la colère avec des belles paroles". Yannick Jadot, le leader d'Europe-Écologie-Les Verts a réagi également sur Twitter en affirmant qu'Emmanuel Macron continuait "dans la politique des grands discours et des tous petits pas. Il nous enferme dans un nucléaire en faillite. On n'éteint pas la colère avec des belles paroles sans actes de justice sociale. On ne prépare pas l'avenir avec les énergies du vieux monde", a-t-il déploré mardi.