Un impôt sur le revenu pour tous ? "Mon objectif est plutôt de faire en sorte que l'on réduise les impôts", répond Édouard Philippe à un auditeur

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Invité exceptionnel de la matinale d'Europe 1 ce vendredi, Édouard Philippe a répondu à l'un de nos auditeurs sur sa volonté de ne pas mettre en place un impôt sur le revenu universel. Une mesure pourtant proposée par la ministre Jacqueline Gourault fin février. 
INTERVIEW

Pourquoi ne pas mettre en place l'impôt sur le revenu pour tous et faire participer, même de manière symbolique, tous les Français ? C'est l'une des questions de nos auditeurs à laquelle Édouard Philippe a répondu en direct du studio Bellemare d'Europe 1, alors qu'il est l'invité exceptionnel de la matinale de Nikos Aliagas ce vendredi. 

En posant cette question Yannick, maire-adjoint Les Républicains délégué à la communication de Montigny-le-Bretonneux, fait ici référence à la proposition de Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des Territoires, qui avait pointé fin février dans le JDD que "chacun doit contribuer, y compris les plus modestes". Alors que l'impôt sur le revenu est aujourd'hui payé par moins d'un ménage français sur deux (43%), la proposition a été immédiatement balayée par Matignon qui avait assuré que "la piste d'un impôt universel sur le revenu n'est pas à l'étude". 

"Pour beaucoup de gens, 10 euros ce n'est pas symbolique". "Il est vrai qu'il y a un nombre important de foyers en France qui ne paient pas l'impôt sur le revenu. Cela dit, ils paient la CSG dès le premier euro qu'ils gagnent et la TVA sur le premier euro dépensé", répond Edouard Philippe au micro d'Europe 1. "Donc en réalité, chaque Français contribue au financement des services publics", ajoute-t-il. Une réponse qui ne semble pas convaincre Yannick qui relance le Premier ministre : "Même de manière symbolique ? Dix euros". "Symbolique, c'est vous qui le dites", rétorque Édouard Philippe. "Vous savez, pour beaucoup de gens, dix euros ce n'est pas symbolique".

"Faire baisser les prélèvements obligatoires". "Mon objectif est plutôt de faire en sorte que l'on réduise les prélèvements obligatoires, que l'on baisse les impôts", explique-t-il. "Cela se fait progressivement, et là-dessus, je suis extrêmement déterminé", renchérit le Premier ministre, avant de conclure : "S'il faut corriger certains impôts, qu'ils soient plus justes, très bien, mais faisons-le en baissant les prélèvements obligatoires".

Europe 1
Par Ugo Pascolo