Gérard Larcher "favorable" à des tests obligatoires aux frontières dans l'Union européenne

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Gérard Larcher 0:54
Gérard Larcher était l'invité du Grand Rendez-vous Europe 1, dimanche matin. © Europe 1
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Invité dimanche du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Échos, Gérard Larcher a estimé que la perspective d'un contrôle accru aux frontières au sein de l'Union européenne devait être envisagé, mais d'un point de vue "collectif". Le président du Sénat a annoncé qu'une conférence des chefs d'État et de gouvernement se tiendrait jeudi sur ce sujet.
INTERVIEW

Le gouvernement pourrait décider dès la semaine prochaine de fermer ses frontières avec tous les pays de l'Union européenne et d’exiger des tests PCR à l’entrée en France pour tous les voyageurs. "Je pense que c'est une décision collective que les 27 doivent prendre", a réagi Gérard Larcher au micro d'Europe 1, dimanche matin. "Qu'elle s'applique en France, j'y suis favorable. Ça peut aller jusqu'à la fermeture des frontières entre notre pays et l'Irlande, par exemple, si on n'arrive pas en Irlande à contenir cette pandémie et cette nouvelle variété de virus."

Concrètement, les dirigeants de l'Union européenne doivent se coordonner la semaine prochaine pour mettre en place ces nouvelles restrictions. "Ce projet va faire l'objet vendredi (en fait jeudi, ndlr) d'une conférence des chefs d'État et de gouvernement", a affirmé le président du Sénat dans Le Grand Rendez-vous. "Fermeture des frontières, réponse : oui", a-t-il répété.

Larcher répond au gouvernement sur les polémiques

Un peu plus tard, le président du Sénat a refusé de "distribuer des palmes ou un bonnet d'âne" au gouvernement sur la gestion de l'épidémie. Quand le Premier ministre parle de polémiques, moi je dis non. Il est logique que des politiques, des élus locaux, des représentants d'organisations tirent la sonnette d'alarme. On ne peut pas dire que la mise en place de la première stratégie vaccinale ait été couronnée de succès.

"Je n'admets pas ces polémiques pas plus que je n'admets qu'on mette en cause des élus au prétexte qu'ils feraient campagne", a-t-il lancé à l'adresse du gouvernement, qui a accusé l'opposition de critiquer la gestion de l'épidémie à des fins électoralistes.