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Suspension de la réforme des retraites : «On n’annule pas la réalité», juge Philippe Juvin

Ugo Pascolo . 1 min

Invité d'Europe 1 Matin Week-end, le rapporteur général du budget, Philippe Juvin, revient sur la suspension de la réforme des retraites. Il dénonce le coût budgétaire de cette suspension, mais aussi une "paralysie mentale".

C'était la ligne rouge, la condition sine qua non pour que le PS ne censure pas le gouvernement Lecornu II : la suspension de la réforme des retraites. Une annonce faite par le Premier ministre lors de son discours de politique générale, le 14 octobre. "Je proposerai au Parlement, dès cet automne, que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu’à l’élection présidentielle. Aucun relèvement de l’âge n’interviendra à partir de maintenant jusqu’en janvier 2028."

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Un coût budgétaire et une "paralysie mentale"

Mais cette mesure est loin de faire l'unanimité au sein de l'Assemblée nationale, loin de là. Parmi les réfractaires, Philippe Juvin qui se dit "très opposé à la suspension ou pire encore à l'annulation". "Tous les ans, l'État, c'est-à-dire vous avec vos impôts, vous mettez plusieurs dizaines de milliards pour équilibrer le budget des retraites", explique au micro d'Europe 1 Matin Week-end le rapporteur général du budget.

"Pourquoi on parle tous des retraites ? C'est que dans le déficit de l'État, le poids des retraites qu'il faut compenser compte pour probablement la moitié de la dette accumulée depuis une dizaine d'années. Donc si vous ne remettez pas le système des retraites à l'équilibre, vous ne pouvez pas rétablir les finances publiques. Ce n'est pas possible."

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Mais au-delà des chiffres, le député LR des Hauts-de-Seine pointe également un "coût bien plus que budgétaire. C'est un coût de paralysie mentale. À partir du moment où vous avez dit 'on a suspendu', les gens ne comprendront pas demain qu'en réalité, il faut travailler plus longtemps."