Professeur assassiné : Valls "ne serait pas étonné qu’il y ait eu des dysfonctionnements" de l'administration

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Manuel Valls 2:28
Manuel Valls était l'invité du Grand Rendez-Vous sur Europe 1. © Europe 1
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Manuel Valls, Valérie Pécresse, Thibault de Montbrial, Adrien Quatennens et Sébastien Chenu étaient les invités d'un Grand Rendez-vous spécial sur Europe 1. En réaction à l'horrible assassinat terroriste qui a visé un enseignant des Yvelines, Manuel Valls a déclaré qu'il ne serait "pas étonné qu'il y ait eu des dysfonctionnements" de l'administration.
INTERVIEW

Deux jours après le meurtre d'un professeur d'histoire-géographie dans les Yvelines par un jeune radicalisé de 18 ans, Emmanuel Macron doit réunir dimanche un conseil de défense à l'Élysée. Manuel Valls, Valérie Pécresse, Thibault de Montbrial, Adrien Quatennens et Sébastien Chenu étaient les invités d'un Grand Rendez-vous spécial sur Europe 1 dimanche. L'ancien Premier ministre Manuel Valls a déclaré qu'il ne serait "pas étonné qu'il y ait eu des dysfonctionnements" de l'institution.

L'enseignant tué a été harcelé après avoir montré des caricatures de Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression. S'il a reçu le soutien de la communauté éducative locale, il a été révélé par la presse que l'académie de Versailles lui aurait demandé de ne pas faire de vagues. Une note de renseignement datant du 12 octobre a notamment été révélée par Le Point et dit qu'un inspecteur d'académie devait rappeler à Samuel Paty "les règles de la neutralité et de la laïcité". 

"Une faute"

"Je n’ai pas tous les éléments. Des éléments ont été publiés par la presse. Attendons. Mais s’il y a eu dysfonctionnement, c’est bien qu’il y a eu un problème de l’institution scolaire", a commencé prudemment Manuel Valls, avant d'ajouter : "Je ne serais pas étonné qu’il y ait eu des dysfonctionnements." Concernant la note, dit-il, "si c'est le cas, c'est une faute. Et je ne serais pas étonné. Relisons le rapport Obin, par rapport à tous ceux qui ne veulent pas de vagues, pas d’amalgames… Il faut réagir dans l’école."

Comment ? "La meilleure manière de protéger les enseignants, l’école et l'avenir de nos enfants, c'est, au lendemain de la rentrée, partout, en 4e, en 3e, de montrer ces caricatures", a insisté l'ancien ministre. "On organise un grand débat dans l’école. Mais attention, pas que pour quelques jours."

"L’école de la république doit, à travers la démonstration de montrer les caricatures, ce qu’est la France. Parce que Charlie Hebdo ce ne sont pas que des caricatures, c’est l’esprit français, qui doit vivre pleinement dans la République sans aucune lâcheté", a conclu l'ancien Premier ministre.

Europe 1
Par Séverine Mermilliod