Professeur assassiné : à quoi va servir le conseil de défense ?

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Emmanuel Macron doit réunir un Conseil de défense dimanche. 1:05
Emmanuel Macron doit réunir un Conseil de défense dimanche. © AFP
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Deux jours après le meurtre d'un professeur d'histoire-géographie dans les Yvelines, Emmanuel Macron doit réunir dimanche un conseil de défense à l'Élysée. Des actions immédiates pourraient être annoncées, notamment concernant la sécurité des écoles. 

Après le drame, le temps des réponses politiques. Deux jours après le sauvage assassinat d'un professeur d'histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine, un conseil de défense exceptionnel doit avoir lieu dimanche à l’Élysée. Une façon pour Emmanuel Macron de montrer, après l'émotion, qu'il est désormais dans l'action. 

Le président de la République veut marquer les esprits en annonçant des actions immédiates. En premier lieu, il s’agit d’organiser la riposte, en ordonnant le plus tôt possible, des arrestations ciblées. Dans les milieux salafistes et des Frères musulmans, des opérations ont déjà commencé et pourraient s’intensifier.

Des policiers près des écoles

Autre action destinée à frapper les esprits : renforcer la sécurité dans les écoles. Des policiers pourraient être postés aux abords des établissements scolaires. L’exécutif envisage même de recourir à l’armée dans le cadre de l’opération Sentinelle, déclenchée après les attentats de novembre 2015.

Le gouvernement veut aussi aller sur le terrain des réseaux sociaux, qui séduisent particulièrement les jeunes, et souhaite mieux s'attaquer aux contenus faisant la promotion de l'islam radical. 

Avancer le débat du projet de loi contre le séparatisme

Le Conseil de défense va se pencher une fois de plus sur de meilleurs moyens pour éviter les fameux trous dans la raquette, c’est-à-dire les individus radicalisés qui échappent aux services de renseignement. Ce qu’on appelle familièrement le "bas du spectre.

Enfin, Emmanuel Macron souhaite que le projet de loi contre le séparatisme, qui doit être présenté en conseil des ministres le 9 décembre, soit débattu plus rapidement. Le président le sait, il est engagé dans une course contre la montre. Car depuis hier la colère se répand. Et il doit tout faire pour éviter qu’elle ne dégénère.

Europe 1
Par Louis de Raguenel, édité par Antoine Terrel