Auvergne-Rhône-Alpes : "On fait tout ce qu'on peut pour protéger les habitants", assure Wauquiez

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Laurent Wauquiez 1:20
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Laurent Wauquiez raconte sur Europe 1 sa gestion de la seconde vague de l'épidémie de Covid-19 dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. "On essaye au niveau de la Région de faire tout ce que l'on peut pour protéger les habitants", assure le président LR de la région. 
INTERVIEW

L'Auvergne-Rhône-Alpes est la région la plus touchée de France par la deuxième vague de l'épidémie de Covid-19Dans le département de la Savoie, le taux d'incidence est même le plus élevé de France : 1.121,5 cas pour 100.000 habitants. Laurent Wauquiez, président LR de la Région, très rare dans les médias, décrypte la situation sur Europe 1. "On essaye au niveau de la Région de faire tout ce que l'on peut pour protéger les habitants", assure-t-il. Mobilisation des étudiants infirmiers, transferts de patients vers d'autres régions, purificateurs d'air dans les lycées : la Région est sur le pont, assure son président.

Des transferts de patients vers d'autres régions

Des transferts de patients ont déjà eu lieu vers d'autres territoires pour soulager les infrastructures de santé. Lundi, par exemple, quatre malades ont été répartis en Gironde. Vendredi, quatre nouveau transferts sont prévus vers Brive et la Rochelle. Pour le président de la Région, la situation était attendue. "Les premiers clusters du Covid étaient apparus dans notre région. On est une des plus importantes régions de France, on s'attendait à ce que cela arrive." D'autant plus avec des villes telles que Lyon, Grenoble ou encore Saint-Etienne sur le territoire. 

"Ce qui pour nous a changé, c'est que sur le premier virus (sic) on avait des territoires moins touchés, donc on a fait jouer la solidarité à l'intérieur de la région. Là, la quasi-totalité des départements sont atteints. Notre région est signal : cette deuxième vague nécessite qu'on soit tous sur le pont, parce qu'elle est, en tout cas chez nous, largement aussi importante et dangereuse que la première, voire plus", alerte Laurent Wauquiez.

Mobilisation des étudiants infirmiers

"On commence à avoir des tensions sur les maisons de retraite, les infirmières libérales. De la même manière que sur la première vague, la Région achète du matériel et on essaye de fournir pour compenser ce qui ne vient pas du national", explique Laurent Wauquiez. "Dans les hôpitaux, notre préoccupation c'est le personnel."

Contrairement à la première phase, où les respirateurs manquaient dans les hôpitaux, la deuxième vague bouscule désormais les effectifs de soignants, déjà épuisés. Laurent Wauquiez annonce la mobilisation des étudiants infirmiers de la région. "La décision a été prise, les écoles d'infirmiers dépendent de la Région. On va fermer les écoles, proposer à nos étudiants de mettre en place des contrats qui vont leur permettre d'être rémunérés et qu'ils puissent venir en renfort le plus vite possible au niveau de nos maisons de retraite et de nos hôpitaux". 

 

 

Des purificateurs d'air

"Notre premier sujet, c'est de tout faire pour améliorer le suivi du confinement notamment sur un point, qui est ma grosse préoccupation, nos écoles, collèges et lycées. Le protocole sanitaire de l'Education nationale n'est pas à la hauteur, n'est pas suffisant", dénonce le président LR de région. Il pointe l'angle mort de la purification de l'air, alors que des dispositifs similaires sont déjà installés depuis huit mois dans les établissements scolaires en Allemagne. Depuis mardi, des purificateurs sont expérimentés dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. L'objectif, à terme, est d'en installer dans les lycées.

Pour la Région, cela représente un investissement de 10 millions d'euros, uniquement sur les cantines. "Je lance un appel à Jean Castex pour qu'enfin dans la stratégie nationale on se saisisse du sujet et que le gouvernement vienne en renfort pour que l'on déploie le plus vite possible dans nos écoles, nos collèges, nos lycées, nos cantines, un peu partout, du matériel de purification", plaide Laurent Wauquiez, qui assure du "bon sens" de cette mesure. 

Europe 1
Par Mathilde Durand