La division règne au sein de la majorité présidentielle. Sylvain Maillard, Benjamin Haddad ou Aurore Bergé, des élus macronistes parisiens ou franciliens se sont opposés frontalement à Gabriel Attal, qualifiant le choix de soutenir Pierre-Yves Bournazel pour la mairie de Paris, au lieu de Rachida Dati, d'"incompréhensible".
Les élus estiment que cette démarche pourrait précipiter la défaite du centre-droit, là où la candidature de la ministre de la Culture était censée rassembler Renaissance et Les Républicains.
Des signaux de rupture entre Gabriel Attal et Emmanuel Macron
Mais au-delà du risque de divisions des voix, le soutien à un candidat proche d’Édouard Philippe ne passe pas. "Comment expliquer l’on va soutenir un candidat appelant à la démission du chef de l’État ?", s'interroge ainsi Benjamin Haddad en référence à la sortie récente du maire du Havre.
En attendant, Rachida Dati fait comme si de rien n’était, et met en scène sur les réseaux sociaux une réunion en visioconférence avec les militants macronistes parisiens. "Merci à tous pour votre engagement", a-t-elle même posté sur son compte X, avec un brin de malice.
Une pique adressée à Gabriel Attal, qui est à l’initiative de ce soutien controversé. Le président de Renaissance ne cache plus ses désaccords avec le chef de l’Etat, et aurait noué dans le même temps des accords avec Horizons pour les municipales, à Annecy, Lille, Bordeaux ou Dijon.