Médine au Bataclan : pour Marine Le Pen, "c'est un trouble à l'ordre public"

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La polémique lancée par la droite et l'extrême-droite sur la programmation du rappeur Médine au Bataclan, en octobre prochain, n'a pas cessé d'enfler, ces derniers jours. Marine Le Pen souhaite l'annulation du concert.
INTERVIEW

Pour Marine Le Pen, l'État français "accompagne" le fondamentalisme islamiste. Pire, "il le défend même quand il est mis en cause". La dirigeante du Rassemblement national en veut pour preuve la polémique autour du rappeur Médine, qu'elle qualifie de "fondamentaliste islamiste".

Philippe a "défendu" le fondamentalisme islamiste. Selon la cheffe du RN, Médine "s'était mis dans l'idée - probablement poussé par le propriétaire du Bataclan, dont l'actionnaire est le Qatar - d'aller chanter au Bataclan, le lieu de martyre de 90 Français assassinés par le fondamentalisme islamiste. Moi, j'ai vu le Premier ministre français à l'Assemblée nationale venir défendre le fait qu'un fondamentaliste islamiste vienne chanter au Bataclan", a-t-elle taclé dans Le Grand Rendez-vous d'Europe 1/Cnews/Les Echos, dimanche matin. 

Mardi, lors de la séance de questions d'actualité au gouvernement, Sébastien Meurant, sénateur LR du Val-d’Oise, a interrogé Édouard Philippe sur ce concert. Comme lui, plusieurs dirigeants de droite et d'extrême-droite se sont érigés contre ce spectacle donné dans la salle de concert parisienne, en lui reprochant d'anciennes chansons comme Don't Laïk ou Jihad. Le Premier ministre lui a répondu en invoquant "la liberté d'expression"

"Il y a déjà trouble à l'ordre public". Mais de son côté, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb n'a pas exclu d'interdire le spectacle en cas de trouble à l'ordre public. Or, pour Marine Le Pen, "il y a déjà trouble à l'ordre public". "Le fait qu'un fondamentaliste islamiste aille chanter au Bataclan est un trouble à l'ordre public", a-t-elle argué.

Life for Paris, l'une des principales associations de victimes des attentats du 13-Novembre, a pour sa part jugé le Bataclan "complètement libre de sa programmation", se refusant d'instrumentaliser "la mémoire des victimes des attentats à des fins politiciennes, comme c'est le cas dans cette affaire".