Lors de la traditionnelle passation de pouvoir, Sébastien Lecornu a promis devant son prédécesseur François Bayrou "des ruptures" tant sur le fond que sur la forme. "Il va falloir aussi changer. Être sûrement plus créatif, parfois plus technique, plus sérieux, dans la manière de travailler avec nos oppositions. J'aurai l'occasion d'y revenir, on vient d'en parler très longuement tous les deux", a ajouté le nouveau Premier ministre.
Une passation de pouvoir très courte
Une déclaration que comprend Jules Torres, journaliste au Journal du dimanche. "À la fin, il y a eu en effet cette petite attaque. Finalement, Michel Barnier et François Bayrou sont tombés parce qu'ils n'ont pas assez bien traité les oppositions", affirme-t-il dans l'émission Europe 1 Info. "Il ne faut pas faire fi qu'il y ait 166 députés socialistes, 143 députés du RN et alliés. Donc oui, il faut être plus créatif, plus technique et plus sérieux avec eux", insiste le journaliste.
Celui-ci souligne la rapidité de la passation de pouvoir mercredi, avec deux discours brefs d'à peine plus de deux minutes qui ont tranché avec ceux de Gabriel Attal et de Michel Barnier, l'année dernière. Dans la prise de parole du nouveau locataire de Matignon, "il y a eu des choses très intéressantes. Il a commencé avec deux mots qui n'ont quasiment jamais été utilisés dans la macronie depuis huit ans : humilité et sobriété", souligne-t-il sur Europe 1.