Macron en Corse : "C'est extraordinaire de voir l'arrogance de ce président", s'insurge un maire

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Alors que le président Macron termine sa tournée consacrée au "grand débat national" en Corse jeudi, plusieurs élus nationalistes n'iront pas à sa rencontre. Parmi eux, le maire nationaliste Jean-Luc Millo qui dénonce une certaine "arrogance" du président.
RÉACTION

Emmanuel Macron retourne en Corse jeudi pour la fin de sa tournée consacrée au "grand débat national", dans un climat tendu. Les leaders nationalistes Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni ont annoncé qu'ils boycotteront le débat, tout comme certains des 360 maires corses convié à rencontrer le chef de l'État dans le village de Cozzano. Parmi ces maires récalcitrants, le nationaliste Jean-Luc Millo, maire d'Olivese, en Corse-du-Sud, qui a expliqué au micro d'Europe 1 qu'il se sentait humilié.

Un président qui a "stigmatisé la Corse et les Corses"

Cette visite d'Emmanuel Macron intervient plus d'un an après une première visite sur l'Île de Beauté au cours de laquelle ses mesures pour la Corse n'avaient pas satisfait les leaders nationalistes qui parlaient alors d'"occasion manquée". Une première visite qui a donné le ton pour son second passage. "Le président de la République a fait le choix de stigmatiser la Corse et les Corses lors de sa précédente visite [en février 2018]", dénonce Jean-Luc Millo au micro d'Europe 1. 

"Pour les 20 ans de l'assassinat du préfet Erignac, il a fait un discours très martial. Il a culpabilisé le peuple corse, il a humilié la ville corse en imposant une fouille systématique à l'entrée de la salle [où il prononçait son discours]. Cette humiliation, nous ne l'avons pas supportée. C'est quand même extraordinaire de voir l'arrogance de ce président de la République envers les élus que nous sommes", a-t-il ajouté.

>> De 5h à 7h, c’est "Debout les copains" avec Matthieu Noël sur Europe 1. Retrouvez le replay de l'émission ici

Le drapeau, sujet de profonde discorde

Le maire est également revenu sur l'amendement du projet de loi "pour une école de la confiance" qui prévoit la présence de drapeaux français et européens dans les salles de classe. Une mesure qui a achevé de convaincre l'élu de ne pas participer au débat. "Pour nous, le drapeau est quelque chose de très important, qui fait partie de notre histoire. Le fait que le drapeau corse ne soit pas présent dans la salle commune, c'est une des raisons pour laquelle je ne me rendrais pas au 'one man show' du président Macron."