Macron admet des “violences policières” et prône le déploiement des caméras-piétons dès juin

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Le président de la République, Emmanuel Macron, a accordé une interview, vendredi, au média en ligne "Brut".
Le président de la République, Emmanuel Macron, a accordé une interview, vendredi, au média en ligne "Brut". © BERTRAND GUAY / AFP
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Le président de la République, Emmanuel Macron, a concédé qu'il existait des "violences par des policiers" lors d'une interview accordée au média en ligne "Brut". Il a également annoncé qu'il était favorable au déploiement de caméras-piétons sur les policiers dès le mois de juin. 

Emmanuel Macron a reconnu vendredi qu'il existait "des violences par des policiers", expression qu'il a dit préférer à celle de "violences policières", qui est selon lui devenue "un slogan". "Je n'ai pas de problème à répéter le terme de violences policières mais je le déconstruis", car "c'est devenu un slogan pour des gens qui ont un projet politique. Il y a des policiers qui sont violents" et "qu'il faut sanctionner", a-t-il dit sur Brut.

Des caméras piétons pour éviter les violences

"Il y a des policiers violents et donc il faut prévenir, former et surtout sanctionner" les forces de l'ordre a affirmé Emmanuel Macron. S'il reconnait que l'agression de Michel Zecler est un exemple de violence policières, il regrette un terme politisé par l'extrême gauche et les black blocs qui, selon lui, affirment qu'il "y a une violence consubstantielle à la police comme d'autres disent il y a un racisme consubstantiel à la police, et ça c'est non", a déclaré le chef de l'Etat.

Le président de la République a également annoncé qu'il souhaite le déploiement des caméras-piétons sur les forces de l'ordre pour prévenir les violences policières. "À partir de juin, je veux qu'on déploie le plus possible des caméras-piétons", a déclaré Emmanuel Macron, le temps de remplacer le matériel puisque les caméras avaient seulement "une autonomie de trois heures", poursuit-il.