Le "grand débat" devra se faire au plus près des citoyens, demandent les maires ruraux

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Les maires ruraux veulent que le débat se fasse "au plus petit niveau".
Les maires ruraux veulent que le débat se fasse "au plus petit niveau". © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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Pour le président de l'association des maires ruraux de France, le "grand débat national" voulu par Emmanuel Macron devra se faire "au plus petit niveau". 

Le "grand débat national" voulu par Emmanuel Macron à la suite du mouvement des "gilets jaunes" devra se faire "au plus petit niveau", au plus près des citoyens, a estimé lundi le président de l'Association des maires ruraux de France, Vanick Berbérian.

"Il faut quand même qu'il se passe des choses suite à cette consultation. Si c'est pour faire pareil qu'avant, ça ne sert à rien", a-t-il déclaré. "On souhaite que ce soit une proposition faite au plus petit niveau, éviter les grandes messes", a insisté le président de l'AMRF.

Au moins 5.000 communes ont participé à l'opération "cahiers de doléances". Les maires entendent conserver "un rôle de facilitateur" entre les pouvoirs publics et les citoyens, en mettant notamment des salles à disposition, et attendent des précisions de la Commission nationale du débat public (CNDP) sur l'organisation du débat qui doit débuter à partir de la semaine prochaine.

Au moins 5.000 communes ont par ailleurs participé à l'opération lancée début décembre par l'AMRF, qui a mis des "cahiers de doléances" à la disposition des citoyens dans les mairies. "On souhaitait que les 'gens du quotidien' puissent s'exprimer. Ceux qui n'ont pas forcément accès au numérique, qui ne prennent pas la parole facilement", souligne Vanick Berbérian. 

L'importance de la question du pouvoir d'achat. La question du pouvoir d'achat arrive en tête des préoccupations exprimées dans ces cahiers de doléances. "L'injustice fiscale" arrive en deuxième position devant "la diminution de l'offre de services publics, qui fait que les gens, notamment en milieu rural, se considèrent oubliés de la République", poursuit le président de l'AMRF.

La gouvernance locale, mais aussi "le peu de cas qui est fait à l'avis des maires", ont également fait l'objet de nombreuses remarques. "Il y a un vrai espoir de réforme par rapport à ces sujets", estime le président de l'AMRF. Ces cahiers de doléances ont été déposés en préfecture et une synthèse doit être remise dès cette semaine au président du Sénat, puis à celui de l'Assemblée nationale et au chef de l'Etat.