Le mariage pour tous abordé lors du grand débat national ? "Nous n'interdisons aucun thème", répond Chantal Jouanno

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Invitée de la matinale d'Europe 1, lundi, la présidente de la Commission nationale du débat public Chantal Jouanno a indiqué qu'aucun thème n'était exclu du grand débat national qui débute le 15 janvier.

INTERVIEW

Responsable de l'organisation du "grand débat national", qui démarre le 15 janvier, Chantal Jouanno n'a pas exclu une réouverture du débat sur le mariage pour tous lors de ces échanges : "Peut-être que nos concitoyens voudront le faire. Nous n'interdisons aucun thème. C'est ensuite au gouvernement de décider ce qu'il en fera", a-t-elle assuré au micro d'Audrey Crespo-Mara sur Europe 1, lundi.

Des opposants au mariage pour tous "libres" d'organiser une réunion. La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) réagissait à la première place, parmi 5.000 propositions, de l'abrogation du mariage pour tous dans la consultation lancée par le Conseil économique, social et environnemental.

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"On est toujours réservés quand on ne fait du débat qu'avec un outil. [L'outil numérique] exclut beaucoup de personnes et le risque est que ça soit préempté par certains groupes", a-t-elle mis en garde, tout en garantissant l'absence de censure sur le mariage pour tous, légalisé en 2013 : "Si des personnes veulent organiser une réunion pour rouvrir ce débat, elles sont parfaitement libres de le faire."

Quatre thèmes initialement au programme. Jusqu'en mars, quatre thèmes seront au cœur des discussions auxquelles les citoyens sont invités à participer : la transition écologique, la fiscalité et les dépenses publiques, la démocratie et la citoyenneté (dont l'immigration), l'organisation de l'État et des services publics. 

Des salles "jamais fermées" ?

Chantal Jouanno a assuré que la sécurité présente que le grand débat national se ferait avec des salles ouvertes : "On a fait beaucoup de débats publics sur des sujets très sensibles. Chez nous, les salles ne sont jamais fermées. Si on commence à fermer les salles, on n'est plus dans du débat public", a-t-elle prévenu, alors que certains garants de la bonne tenue des débats ont exprimé leur peur en matière de débat public.