"Il y a une forme de rupture de confiance entre Emmanuel Macron et une partie du pays", estime Gérard Larcher

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Gérard Larcher 3:00
Gérard Larcher, le président LR du Sénat, était l'invité du Grand Rendez-Vous d'Europe 1 le dimanche 12 janvier 2020. © Europe 1
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Le président LR du Sénat, Gérard Larcher, a estimé sur Europe 1 qu'il existait "une forme de rupture de confiance entre Emmanuel Macron et une partie du pays". "Jamais je n'ai vu ce pays aussi divisé, aussi fracturé", a-t-il ajouté. 
INTERVIEW

Invité du Grand Rendez-Vous sur Europe 1, Gérard Larcher​, président Les Républicains du Sénat a estimé qu'il y avait "une forme de rupture de confiance entre Emmanuel Macron et une partie du pays". Il a rappellé que le président de la République "a la responsabilité d'être le père de la nation" et qu'il doit "rassembler les Français". Or, il a assuré n'avoir "jamais vu ce pays aussi divisé, aussi fracturé" et s'est posé lui-même comme "un réducteur plutôt qu'un accélérateur de fracture".

"En fait, nous n'avons pas modernisé"

Gérard Larcher, qui semble plus dur aujourd'hui avec Emmanuel Macron qu'il ne l'était au début du quinquennat, justifie son changement de position par les résultats du président après plus de deux ans à l'Elysée. "Jamais nous n'aurons eu un budget avec autant de déficit qu'en 2020 : 100 milliards. Nous n'avons rien réduit de la dépense publique alors que cela faisait partie de ses engagements. Nous allons emprunter 205 milliards avec la faiblesse des taux d'intérêts. En fait, nous n'avons pas modernisé", résume-t-il. "Voilà pourquoi je prône une nouvelle génération de décentralisation, c'est-à-dire un vrai changement dans la relation entre l'Etat et les territoires." 

Pour autant, l'élu se défend d'être dans l'opposition permanente au gouvernement. "Nous avons voté 76% des textes au Sénat lors de la dernière année législative, c'est dire si nous ne sommes pas dans une attitude anti-pouvoir. Nous sommes un contre-pouvoir", souligne Gérard Larcher. "En tant que contre-pouvoir, nous disons que des choses ont été bien faites", fait-il remarquer. Mais en tant qu'"homme de synthèse", il estime qu'il faut parler de tous les sujets. S'il considère qu'Emmanuel Macron est toujours "légitime", il fait remarquer que le Sénat lui a dit de "faire attention" sur un certain nombres de sujets comme la loi de finance et les sujets de société. 

 

 

Europe 1
Par Céline Brégand