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Annoncé battu d'un cheveu par Grégory Doucet à Lyon, Jean-Michel Aulas "prend acte" de l'"avance infime" de son rival, le maire écologiste sortant, et annonce déposer un recours. L'ancien patron de l'Olympique lyonnais évoque un écart de "1.500 voix" maximum.
La candidate divers droite Camille Margueritte a remporté dimanche l'élection municipale à Cherbourg-en-Cotentin, dans la Manche, selon des résultats complets partagés par la préfecture, face au maire actuel Benoît Arrivé (union des gauches).
La victoire de la candidate de droite, avec 53,11% des voix, est une surprise dans cette ville portuaire de près de 80.000 habitants, bastion de gauche depuis 1977. Âgée de 43 ans et mère de deux jeunes garçons, Camille Margueritte est cheffe d'entreprise dans le secteur du service à la personne.
Elle a auparavant exercé comme infirmière à l'hôpital et en libéral. Vice-présidente de l'agglomération du Cotentin en charge des relations avec les territoires, Mme Margueritte menait la liste "Une maire pour rassembler".
Dans son programme, la candidate du centre et de la droite a mis en avant, entre autres, le doublement des effectifs de la police municipale ainsi que la création d'une grande salle de spectacle.
Maire de Cherbourg depuis 2016, le socialiste Benoît Arrivé, 51 ans, avait été facilement réélu en 2020. Il a échoué dimanche avec 46,89% des voix. Mme Margueritte l'avait devancé au premier tour d'une courte tête, dans un scrutin à quatre listes.
La maire PS de Dijon, Nathalie Koenders, a remporté une large victoire dimanche lors d'une triangulaire avec le RN et une liste de droite-centre-droit, confirmant 25 ans de règne socialiste malgré le départ de l'ex-ministre Macron-compatible François Rebsamen.
"C'est un très beau score. Même au niveau national", a déclaré sur France 3 Nathalie Koenders, après avoir recueilli 58,4% des voix, selon des résultats définitifs, soit largement devant le score réalisé au second tour des municipales de 2020 par son mentor, le socialiste François Rebsamen (43,52%).
Ephémère ministre du gouvernement de François Bayrou, ce dernier avait démissionné de la mairie en 2024, laissant la place à Nathalie Koenders. Au premier tour, Nathalie Koenders avait recueilli 39,13% des voix. "Je m'inscris dans cette histoire (...), cette transmission a été réussie", a-t-elle déclaré à la presse, en référence à sa succession de François Rebsamen.
Nathalie Koenders, ancienne championne de canoë-kayak de 49 ans qui affrontait ses premières élections municipales au poste de maire, a ainsi fait mentir ses opposants qui pariaient que le départ de François Rebsamen, chantre de la sociale-démocratie soutenant Emmanuel Macron à partir de 2022, allait sonner le glas de 25 ans de socialisme à la mairie de Dijon.
Son principal adversaire, le LR Emmanuel Bichot, s'est classé deuxième, avec 30,7%, selon des résultats provisoires.
A Colombes (Hauts-de-Seine), Joakim Giacomoni (LR) a été élu maire dimanche avec 54,48% des voix, contre 45,52% pour la liste du maire sortant, l'écologiste Patrick Chaimovitch, selon des résultats consultés par l'AFP.
M. Giacomoni était arrivé en tête dès le premier tour avec 31,81% des voix. A gauche, trois listes étaient en mesure de se maintenir: celle de M. Chaimovitch (18,23%) et celles portées par le PS (15,86%) et LFI (10,72%).
Les trois candidats de gauche s'étaient unis à la dernière minute pour faire front contre M. Giacomoni, qui était lui-même soutenu par l'ancienne maire LR de Colombes Nicole Goueta.
Contraint à un second tour pour la première fois depuis sa première élection en 1995, l'ancien pilier du sarkozysme François Baroin (divers droite) a été réélu maire de Troyes (Aube) dimanche, selon les résultats provisoires du ministère de l'Intérieur.
Il s'agit du sixième mandat du maire sortant, âgé de 60 ans, dans cette ville de 62.000 habitants, préfecture de l'Aube. Il l'a nettement emporté, avec 56,94%, dans la triangulaire qui l'opposait à une liste d'union de la gauche (22,05%) et à un candidat Rassemblement national (21,00%). M. Baroin avait déjà très largement dominé le premier tour, avec un score cependant insuffisant pour lui éviter de passer par un second tour (48,55%).
En 2020, il avait été réélu au premier tour à une large majorité (66,78%), tout comme en 2014 (62,57%).Contraint à un second tour pour la première fois depuis sa première élection en 1995, l'ancien pilier du sarkozysme François Baroin (divers droite) a été réélu maire de Troyes (Aube) dimanche, selon les résultats provisoires du ministère de l'Intérieur.
Il s'agit du sixième mandat du maire sortant, âgé de 60 ans, dans cette ville de 62.000 habitants, préfecture de l'Aube. Il l'a nettement emporté, avec 56,94%, dans la triangulaire qui l'opposait à une liste d'union de la gauche (22,05%) et à un candidat Rassemblement national (21,00%).
M. Baroin avait déjà très largement dominé le premier tour, avec un score cependant insuffisant pour lui éviter de passer par un second tour (48,55%). En 2020, il avait été réélu au premier tour à une large majorité (66,78%), tout comme en 2014 (62,57%).
Le maire écologiste sortant de Bordeaux, Pierre Hurmic, a annoncé sa défaite dimanche soir au second tour des élections municipales qui l'opposait au député Renaissance Thomas Cazenave.
Selon des résultats définitifs publiés en mairie, l'ancien ministre macroniste, appuyé par tous les partis de la droite et du centre, l'emporte avec 50,95% des voix, contre 49,05% au maire sortant, soutenu par le PS, le PCF, Génération.s et Place publique mais qui avait refusé de s'allier avec le candidat LFI éliminé au premier tour.
La victoire de Thomas Cazenave, qui a bénéficié du retrait surprise en début de semaine du candidat divers centre Philippe Dessertine pour le second tour, alors qu'il était qualifié, fait rebasculer la ville de Bordeaux, que Pierre Hurmic avait conquise en 2020 après 73 ans de règne de la droite alliée au centre.
A Creil (Oise), le candidat LFI Omar Yaqoob a créé la surprise en battant la maire socialiste sortante dimanche au second tour des municipales, offrant une nouvelle ville d'importance aux Insoumis, après Saint-Denis et Roubaix (Nord).
M. Yaqoob, 47 ans, cadre de la fonction publique et ancien éducateur pour mineurs en difficulté, l'a emporté avec 51,19% des voix dans ce fief historique du PS comptant environ 36.000 habitants, contre 48,81% pour la maire sortante Sophie Dhoury-Lehner.
Aly Diouara, député Insoumis depuis 2024, a annoncé sa victoire à la mairie de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) via les réseaux sociaux dimanche avec sa liste d'union formée dans l'entre-deux-tours avec les communistes.
"Maire.", a simplement écrit le candidat LFI, à qui la candidate soutenue par le PCF s'était ralliée dans l'entre-deux-tours, après trois décennies de gestion communiste de cette ville de 47.000 habitants.
La maire sortante de Paris Anne Hidalgo a salué dimanche soir la "belle victoire" de la gauche dans la capitale, où Emmanuel Grégoire (PS) est donné largement gagnant face à la candidate de droite Rachida Dati.
"Quelle belle victoire!", félicite Anne Hidalgo dans un communiqué transmis par son cabinet. "Ce soir Paris a choisi. Et Paris a choisi l'avenir avec la gauche démocratique et l'écologie. Merci aux Parisiennes et aux Parisiens", poursuit-elle.
"Je salue la très, très belle victoire d'Emmanuel Grégoire qui arrive largement en tête", écrit l'édile socialiste, qui était ces derniers mois en froid avec son ancien bras droit. "Je lui adresse mes félicitations les plus chaleureuses ainsi qu'à toute son équipe pour cette si belle victoire."
"Je suis très heureuse et on est tous très heureux, merci beaucoup d'être là et de constater cette belle victoire", avait-elle déclaré un peu plus tôt dans la soirée, devant des journalistes à l'Hôtel de ville, une flûte de champagne à la main.
"Ça faisait six ans qu'on nous annonçait qu'il était impossible que Madame Dati perde", leur a-t-elle dit. "Ce soir, Rachida Dati, la candidate de l'union des droites et de l'extrême droite est sévèrement battue", écrit-elle dans son communiqué.
La maire sortante s'est ensuite rendue sur le parvis de l'Hôtel de ville, où était attendu son successeur, pour un bref bain de foule.
Le maire de Reims Arnaud Robinet (Horizons), édile depuis 2014 de la "Cité des sacres", a été réélu maire de Reims dimanche avec 51,86% des suffrages au second tour, en dépit d'une alliance entre le RN et un dissident de LR.
M. Robinet, 50 ans, a nettement dominé dans une triangulaire la candidate du Rassemblement national, la députée européenne Anne-Sophie Frigout (25,92%) et Eric Quenard, candidat d'union de la gauche hors-LFI (22,22%) selon les résultats publiés par le ministère de l'Intérieur.
Secrétaire national aux Solidarités du parti Horizons d'Edouard Philippe, Arnaud Robinet a fait part depuis l'Hôtel de ville de sa satisfaction et de sa volonté de "travailler pour la cohésion sociale".
"On a besoin de la renforcer pour réhumaniser la société. Un maire avec son équipe a le pouvoir de participer à cette réhumanisation", a continué ce proche de la ministre des Armées et ancienne présidente de la métropole de Reims (2014-2024), Catherine Vautrin.
Il a également rappelé que la campagne avait été "difficile", qualifiant de "traîtrise" l'alliance nouée dans l'entre-deux tours entre son ancien adjoint Stéphane Lang, dissident LR, et la candidate du Rassemblement national.
Arnaud Robinet a accusé M. Lang, exclu de la majorité sortant en 2024, de s'être vendu "à l'extrême droite pour un plat de lentilles, pour rester conseiller municipal".
Le maire sortant insoumis de Faches-Thumesnil, dans la banlieue lilloise, qui était jusqu'à ces élections municipales la plus grande ville de France gérée par LFI, a été battu dimanche au second tour par un candidat divers droite.
Maire depuis 2020, Patrick Proisy, 38 ans, est arrivé deuxième avec 43,12% des voix, derrière la liste menée par un ex-LR de 32 ans, Brice Lauret (48,71%). Une liste citoyenne menée par un militant associatif, Jean-Marc Levillain, est arrivée troisième, largement distancée à 8,17%.
L'ancien Premier ministre François Bayrou a été battu au second tour des municipales à Pau, dont il était le maire depuis 2014, par le socialiste Jérôme Marbot, selon les résultats définitifs.
M. Marbot, avocat en droit public et droit de l'environnement de 49 ans, l'a emporté avec seulement 344 voix d'avance sur le président du MoDem, 74 ans, pour qui cette défaite est un revers majeur, six mois après sa chute à l'Assemblée et son départ de Matignon.
Le candidat socialiste a recueilli 11.174 voix (42,45%) contre 10.830 à M. Bayrou (41,14 %) et 4.319 à la candidate du RN, Margaux Taillefer (16,41 %).
Le maire sortant (divers gauche) de Nanterre Raphaël Adam, qui avait succédé à Patrick Jarry après la démission de ce dernier en 2023, a été reconduit à la mairie de la préfecture des Hauts-de-Seine dimanche avec 47,93% des voix, selon la mairie à l'AFP.
Son prédécesseur Patrick Jarry, édile pendant près de deux décennies, avait cependant systématiquement été élu au premier tour. Hélène Matouk (LR) a obtenu 35,59% des voix et Nicolas Huyghe (LFI) 16,48% des suffrages.
La ville de plus de 95.000 habitants a notamment été marquée en 2023, alors que M. Jarry était encore à la tête de la ville, par la mort de Nahel Merzouk, 17 ans, tué par un policier lors d'un contrôle du véhicule qu'il conduisait.
Le député apparenté MoDem de Charente-Maritime Olivier Falorni a été élu dimanche maire de La Rochelle avec 43,66 % des voix, face à ses trois concurrents qui n'ont pas fait d'alliance entre les deux tours.
"C'est une émotion très forte. Devenir maire de La Rochelle, qui plus est quand on est Rochelais depuis toujours, c'est mesurer l'honneur que cela représente mais aussi la grande responsabilité", a déclaré à la presse le député à la tête d'une liste classée divers gauche.
"Je ne pensais pas que l'écart (avec les autres candidats, NDLR) serait aussi important. C'est une large confirmation de ce qui c'était exprimé au premier tour et cela nous donne évidemment encore plus de force pour mener ce mandat", a ajouté l'élu qui avait récolté 33,12% des suffrages dimanche dernier.
Maryline Simoné, candidate d'union de la gauche investie par le Parti socialiste (PS), a recueilli 29,99% des voix, tandis que Christophe Batcabe, candidat divers droite, a récolté 16,42% des suffrages pour sa première participation à une élection.
Le maire sortant divers gauche Thibaut Guiraud arrive en dernière position avec un score de 9,94%, plus faible qu'au premier tour (15,64%).
Lors des précédentes élections municipales de 2020, Olivier Falorni avait échoué de 181 voix contre son ancien ami Jean-François Fountaine, maire de 2014 à 2025, qui avait démissionné en juin dernier en laissant la place à son adjoint aux finances Thibaut Guiraud.
Le maire d'Angers Christophe Béchu (Horizons), a été facilement réélu dimanche, remportant son duel contre une liste de gauche avec 59,03% des voix à l'issue du second tour.
L'ancien ministre de la Transition écologique avait frôlé dimanche dernier la réelection dès le premier tour (49,48%) dans cette ville qu'il avait arrachée à la gauche en 2014, après 37 ans de mandat socialiste.
Laurent Cathala (PS) a été réélu dimanche maire de Créteil, préfecture du Val-de-Marne qu'il dirige sans interruption depuis 1977, avec 50,65% des voix, selon la mairie à l'AFP, face à une liste Insoumise et une liste de droite.
L'édile de 80 ans, qui va entamer un neuvième mandat, a largement devancé la liste menée par l'UDI Sylvain Thézard (26,46%) et celle de l'Insoumis Abdoulbar Djaffar (22,85%). Une autre liste de droite conduite par l'ex-LR Thierry Hebbrecht, qui a jeté l'éponge dans l'entre-deux tours, a capté 0,04% des suffrages.
Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche hors LFI largement vainqueur de l'élection municipale à Paris, a quitté son QG de campagne dimanche soir pour se rendre en Vélib à l'Hôtel de ville, a constaté une journaliste de l'AFP.
"Ça a été une campagne éreintante mais très sérieuse. Evidemment, c'est un immense bonheur", a commenté le futur maire de la capitale auprès de journalistes qui le suivaient à vélo. Il a expliqué se rendre à Vélib à l'Hôtel de ville en "hommage à cette révolution des mobilités qui apporte beaucoup". "Et voilà, c'est quand même plus agréable de faire ça en vélo qu'en voiture", a-t-il ajouté.
La Dordogne a connu l'alternance dimanche au second tour des municipales: Michel Cadet a fait basculer Périgueux à droite en battant le sortant socialiste Émeric Lavitola, tandis que Bergerac a viré à gauche grâce à Fabien Ruet, vainqueur du sortant Jonathan Prioleaud.
"Je commence juste à me rendre compte de ce que ça représente", a réagi Michel Cadet au micro d'Ici Aquitaine, après sa victoire avec 53,21% des voix, contre 46,79% à M. Lavitola. "C'est assez émouvant. Beaucoup de travail nous attend demain."
Périgueux (30.000 habitants) connaît des alternances politiques depuis 2008. Elle avait été conquise en 2020 par la socialiste Delphine Labails, remplacée par Émeric Lavitola après sa démission en 2025.
À Bergerac, ville de 27.000 habitants que la droite dirigeait depuis 2014, le candidat d'union de la gauche (PCF, PRG, L'APRÈS, les Écologistes et La France insoumise) Fabien Ruet a remporté, avec 43,81% des voix, la quadrangulaire qui l'opposait au maire divers droite sortant Jonathan Prioleaud (29,47%), le RN Christian Gérard (16,74%) et le sans étiquette Thierry Roux (9,98%). "Il y a le choix d'une alternance politique, d'une alternance apaisée à Bergerac", a réagi M. Ruet sur Ici Aquitaine.
La maire sortante divers-droite de Tourcoing (Nord) Doriane Bécue, 40 ans, dont le ministre de la Justice Gérald Darmanin sera le premier adjoint, a été élue dimanche avec 55,43% des suffrages dans une triangulaire avec LFI et le RN.
La candidate Insoumise Emilie Croës a obtenu 24,94% des voix et le candidat RN Bastien Verbrugghe 19,64%. "C'est une grande victoire" s'est félicité M. Darmanin, présent dimanche soir à la mairie de Tourcoing, soulignant notamment le large écart avec LFI, qui a pourtant décroché dimanche soir la ville voisine de Roubaix.
C'est le fruit d'un "travail de proximité, d'écoute sociale, d'accompagnement" mené avec Mme Bécu, a-t-il estimé. Gérald Darmanin avait été élu maire de Tourcoing en 2014 puis réélu en 2020, mais avait quitté son poste en septembre 2020 en raison de sa nomination au ministère de l'Intérieur à l'époque.
Le Rassemblement national a remporté dimanche la première commune de son histoire en Alsace en s'emparant de Wittelsheim (Haut-Rhin), une ville de plus de 10.000 habitants située près de Mulhouse.
La candidate Raphaële Schober a obtenu 34,61% des voix et remporte la mairie avec 17 voix de plus que son adversaire centriste Yves Goepfert (34,28%), à la faveur d'une quadrangulaire, selon des résultats définitifs.
Deux autres candidats divers droite s'étaient maintenus entre les deux tours, obtenant dimanche 25,13% et 5,98% des voix. Aujourd'hui retraitée, Mme Schober a été sous-officier de gendarmerie pendant vingt ans, puis déléguée du préfet.
Elle était arrivée en tête du premier tour avec 29,35% des voix, devançant largement la liste du maire sortant Yves Goepfert (25,42%).
Le socialiste André Laignel, maire d'Issoudun (Indre) depuis 1977, a été battu dimanche par une liste transpartisane à l'issue du second tour des élections municipales. Âgé de 83 ans, M. Laignel a obtenu 46,24% des suffrages exprimés, derrière une liste portée par Julien Dubot, en tête avec 53,76% des voix dans cette sous-préfecture du département de l'Indre.
La liste divers droite, menée par Brigitte Colson et arrivée en troisième position au premier tour avec 11,48% des voix, avait choisi de se désister. "C'est le travail d'une équipe autour d'un projet", a réagi M. Dubot au micro de France 3 Centre-Val de Loire, estimant qu'une "usure et un essoufflement du pouvoir en place" avait pu se manifester.
Dans cette commune de 12.000 habitants, André Laignel briguait un neuvième mandat consécutif. Il avait assuré auprès de l'AFP que "l'amour" de sa ville était "au coeur de sa démarche", au terme de près d'un demi-siècle à la mairie.
André Santini (UDI) a été réélu maire d'Issy-les-Moulineaux, ville qu'il dirige depuis 1980, avec 48% des voix, selon des résultats publiés par la mairie, face à une liste de gauche et à une divers droite.
L'édile de 85 ans, ancien ministre, a mené sa campagne depuis un hôpital où il est soigné à la suite d'une chute. C'était la première fois depuis qu'il a pris la tête de la ville en février 1980 qu'il a dû faire face à deux listes d'opposition au second tour.
L'ancien journaliste Olivier Galzi (DVD), candidat surprise de l'élection à Avignon, a revendiqué sa victoire avec un peu plus de 40% des suffrages selon lui, après quatorze ans de gestion socialiste dans la cité des Papes.
Interrogé par l'AFP, il a voulu "remercier" les Avignonnais "d'avoir accordé leur confiance à une liste sans étiquette, c'est du jamais vu dans une élection municipale dans une ville aussi grande". Il s'est félicité que les Avignonnais aient refusé "les autres chemins", la fusion des listes de gauche, ou le Rassemblement national, eux aussi présents au second tour.
Le candidat du Rassemblement national Dany Paiva, 30 ans, a remporté dimanche au second tour des municipales la ville de Liévin (Pas-de-Calais), 30.000 habitants, jusque-là ancrée à gauche, renforçant ainsi l'emprise du RN dans le bassin minier.
Avec 53,58% des voix, Dany Paiva, assistant parlementaire de l'eurodéputée RN Marie Dauchy, a battu le sénateur socialiste et candidat d'union de la gauche PS-PCF-LFI Jérôme Darras (46,42%). Le maire socialiste sortant Laurent Duporge ne s'était pas représenté.
L'ancien ministre de l'Économie et de l'Industrie et député haut-savoyard Antoine Armand, soutenu par Renaissance et LR, a largement remporté dimanche la mairie d'Annecy avec 49,36% des voix, selon des résultats provisoires.
Il l'emporte sur ses rivaux, Alexandre Mulatier-Gachet, premier adjoint du maire sortant qui portait les couleurs d'une grande partie de la gauche (35,12%), et le candidat du RN Guillaume Roit-Levêque (15,52%). La ville d'Annecy (131.000 habitants) représentait l'une des rares chances de conquête pour la parti Renaissance aux élections municipales.
Une liste d'union d'extrême droite a remporté dimanche l'élection municipale à Vierzon (Cher), ville de gauche depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et communiste depuis 2008, selon les résultats complets.
La candidature de Yannick Le Roux, policier de 50 ans, à la tête d'une liste regroupant notamment des élus RN et Reconquête, a obtenu 47,87% des suffrages exprimés dans cette sous-préfecture du département de près de 25.000 habitants. Elle a devancé celles d'union de la gauche (38,92%), menée par Maryvonne Roux, et divers centre (13,21%) d'Ahmed Taoussi.
"C'est un moment historique pour Vierzon et une magnifique victoire collective", a salué M. Le Roux, interrogé par France 3 Centre-Val de Loire. Mme Roux, sa principale adversaire, a elle assuré qu'elle serait dans l'opposition "dès demain" pour que Vierzon conserve "tout ce qui fait vivre" la ville.
Au premier tour, M. Le Roux était déjà arrivé en tête avec 41,31% des suffrages exprimés, devant la liste d'union de la gauche portée par Mme Roux, qui avait recueilli 30,40% des voix. La liste divers centre de M. Taoussi était quant à elle arrivée troisième en obtenant 17,52% des suffrages du premier tour, marqué par une forte abstention (47,60%).
La socialiste Catherine Trautmann va redevenir maire de Strasbourg, élue avec environ 37% des voix face à la sortante écologiste Jeannne Barseghian à 32,1%, qui s'était alliée avec LFI, et le LR Jean-Philippe Vetter, selon des estimations.
Catherine Trautmann, qui s'était alliée avec le candidat Horizons, obtient 37% des voix, Jeanne Barseghian 32,1% et Jean-Philippe Vetter 30,9% selon une estimation Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio.
Selon Ipsos BVA CESI Ecole d'ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN, Catherine Trautmann obtient 37,5% des voix, Jeanne Barseghian 31,7% et Jean-Philippe Vetter 30,8%.
Quelques minutes après le discours d'Emmanuel Grégoire, Rachida Dati a pris la parole depuis son QG de campagne. Elle a tenu à remercier les électeurs qui se sont rendus aux urnes lors de ce scrutin, les militants et ceux qui ont rendu possible la tenue de cette élection.
L'ancienne ministre de la Culture a reconnu sa défaite : "Je n'ai pas réussi à convaincre suffisamment que le changement était possible mais qu'il était nécessaire". Elle a dénoncé des attaques "inacceptables" à son encontre. Selon elle, le "poison de la division" a rendu possible ce résultat.
Le maire socialiste sortant de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol a annoncé dimanche soir dans un communiqué sa réélection avec 48,14% des voix face à trois autres listes.
"Ce résultat est une immense fierté", a annoncé M. Mayer-Rossignol tout en remerciant ces électeurs pour "leur confiance", lors d'une quadrangulaire qui l'opposait à Marine Caron (Horizons), Maxime Da Silva (LFI) et Grégoire Houdan (RN).
Aux alentours de 21h, Jordan Bardella a pris la parole. Il a tenu à saluer l'ensemble des maires élus en France "quelque soit leur sensibilité" : "Être maire de France est une charge inestimable, une responsabilité lourde, exigeante, rude, parfois ingrate mais si essentielle aux Français".
Ce second tour représente surtout "la victoire et l'espérance" : "Le RN réalise la plus grande percée de son histoire. Lors du premier tour, nos maires ont été plébiscités partout, des villes remportées et près de 1300 élus municipaux ont été désignés et élus sur l'ensemble du territoire".
Le président du RN revendique la victoire à Castres, à Menton et il se réjouit de la victoire de Nice grâce à Éric Ciotti. À Marseille, le RN "s'impose comme la première force d'opposition, seul rempart contre la gauche extrême". Il affirme que le parti et ses alliés seront "au rendez-vous de cette espérance".
La maire socialiste sortante à Nantes, Johanna Rolland, a été réélue dimanche avec 54,6% des voix lors du second tour des municipales, battant le candidat LR Foulques Chombart de Lauwe (45,4%), selon une estimation Ipsos-BVA-Cesi-Ecoles d'ingénieur pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN.
Talonnée par le candidat de la droite et du centre à l'issue du premier tour dans ce bastion socialiste, Johanna Rolland avait noué un accord avec l'Insoumis William Aucant pour tenter de conserver son mandat. Pas qualifié pour le second tour, l'ex-député macroniste Mounir Belhamiti n'avait pas donné de consigne de vote.
Le socialiste Jérôme Marbot a revendiqué une courte victoire à Pau face au maire sortant et ex-Premier ministre François Bayrou, dimanche soir à l'issue du second tour des élections municipales.
"Nous avons battu François Bayrou", a déclaré sur France 3 le candidat soutenu par le PS, Place publique, le Parti communiste et les Écologistes, qui affrontait le président du MoDem, maire depuis 2014, et la candidate du RN Margaux Taillefer.
Il l'emporte, selon lui, avec seulement 400 voix d'avance dans cette ville de 80.000 habitants. "Nous avions notre propre système de récolement des votes avec des assesseurs dans tous les bureaux, qui nous ont fait remonter les résultats bureau par bureau lorsqu'ils étaient définitifs et validés par les présidents de bureaux", a précisé M. Marbot, alors que les résultats officiels ne sont pas encore publiés. Le candidat de la gauche a évoqué "une immense fierté" et "surtout une immense joie".
À 21h10, Emmanuel Grégoire, s'est exprimé devant ses soutiens. Selon lui, "Paris est restée fidèle à son histoire. Merci infiniment aux Parisiennes et aux Parisiens qui ont fait le choix de l'union de la gauche et des écologistes".
Cette victoire est celle "d'une certaine idée de Paris, un Paris pour tous". L'union des droites "ne dirigera pas Paris car tout dans l'âme de la capitale rejette l'idée d'un Paris rabougri, qui trie ses habitants".
Selon le nouveau maire de Paris, les Parisiens ont adressé un message à "Jordan Bardella, à Marine Le Pen et Sarah Knafo. Paris n'est pas et ne sera jamais une ville d'extrême droite". Emmanuel Grégoire a tenu à saluer Rachida Dati, réélue maire du septième arrondissement. Il ajoute que son devoir est désormais "de rassembler Paris".
Peu après 21h, le Premier secrétaire du Parti socialiste s'est exprimé. Olivier Faure s'est félicité des conquêtes du PS dans plusieurs grandes villes du pays. Selon lui, les socialistes "sont la principale force territoriale de la gauche. Dès demain, ils se remettront au travail".
Il a également eu un mot sur l'abstention lors de cette élection, une preuve de la crise démocratique qui traverse le pays. Face au "délitement du macronisme, face à la fusion idéologique de la droite et de l'extrême droite, il n'y a que la gauche pour éviter à la France cette régression réactionnaire".
Le Rassemblement national a remporté dimanche l'élection municipale à Montargis, sous-préfecture du Loiret tenue par la droite depuis 2001, selon les résultats complets.
Son candidat Côme Dunis l'a emporté en obtenant 34,64% des suffrages au second tour, en tête devant le maire sortant, Benoit Digeon (divers droite), arrivé troisième avec 32,26% des voix, dans cette ville dévastée lors des émeutes urbaines de juin 2023 et où un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté.
Le communiste Bruno Nottin, a lui obtenu 33,10% des voix, et finit deuxième entre ces deux candidats, à l'issue du second tour une nouvelle fois marqué par une forte abstention, celle-ci atteignant plus de 47%.
"C'est une victoire historique", a réagi Côme Dunis au micro de France 3 Centre-Val de Loire, le nouveau maire élu dans cette commune de près de 15.000 habitants. Âgé de 35 ans, ancien gilet jaune, M. Dunis a assuré qu'il se mettrait au travail "dès demain" sans "aucun sectarisme".
Au premier tour, M. Dunis avait devancé le maire sortant Benoit Digeon de 60 voix seulement. Ce dernier a décrit sa "déception", auprès de France 3 Centre-Val de Loire, craignant que "le sectarisme du RN vienne perturber le fragile équilibre sociétal" de Montargis.
"Je suis très triste pour les Parisiens", a déclaré dimanche Sarah Knafo après la victoire d'Emmanuel Grégoire à la tête d'une liste de la gauche unie hors LFI aux municipales dans la capitale avec plus de 50% des suffrages selon plusieurs sondages, selon elle "un drame pour Paris".
Celle qui dirigeait une liste Reconquête! au premier tour (10,4% des voix) mais qui avait choisi de se retirer en disant vouloir faire "gagner la droite", représentée par Rachida Dati, a rappelé son "sacrifice". "J'espère maintenant que ceux qui seront élus seront de bons opposants", a ajouté la zemmouriste.
Le Rassemblement national a annoncé dimanche soir la victoire au second tour des élections municipales de son candidat à La Flèche, deuxième ville de la Sarthe dirigée jusqu'alors sans discontinuer par le Parti socialiste depuis 1989.
"Félicitations à @romain_lemoigne, élu à la Flèche lors du 2nd tour des élections municipales !", a écrit sur son compte X le parti d'extrême droite.
La préfecture n'avait pas encore publié les résultats des urnes mais selon Ouest-France, le jeune candidat du RN s'est imposé par 46,75% des voix contre 44,97% pour la maire socialiste sortante, Nadine Grelet-Certenais.
Romain Lemoigne, 25 ans, devançait son adversaire de moins de 300 voix à l'issue du premier tour dans cette ville de 15.000 habitants.
Le LR Michel Da Silva, à la tête d'une liste divers droite, avait fait le choix de se maintenir, estimant que ses électeurs "veulent voir leurs idées représentées au conseil municipal". Il a recueilli au second tour seulement 8,28% des suffrages, deux fois moins qu'au premier, selon Ouest-France.
Le maire sortant divers droite de Toulouse Jean-Luc Moudenc a été réélu face à l'alliance LFI-PS menée par L'Insoumis François Piquemal, selon des estimations Ipsos et Ifop.
Selon Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio, Jean-Luc Moudenc obtient 54,4% des voix contre 45,6% à François Piquemal.
Selon Ipsos Bva Cesi Ecole d'ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN, Jean-Luc Moudenc obtient 53,5% des voix contre 46,5% à François Piquemal.
Le Rassemblement national a remporté "des communes par dizaines" au second tour des municipales, a affirmé Marine Le Pen dimanche, se félicitant d'une "immense victoire" pour son parti qui compte désormais "des milliers de conseillers municipaux".
Le parti à la flamme a notamment revendiqué sur X la victoire à Carcassonne, Agde, La-Seyne-sur-Mer, Orange, Carpentras, mais aussi plus au nord à Montargis, Liévin, La Flèche, Saint-Avold. Des gains qui signent pour Mme Le Pen "la confirmation de la stratégie d'implantation locale du RN".
Mais il est battu dans de plus grandes villes, comme Marseille, Toulon et Nîmes. Des "défaites qu'on regrette, mais à la même heure il y a 40 victoires de villes", a souligné sur TF1 le député Jean-Philippe Tanguy. "On n'a jamais vu ça, c'est vraiment une grande vague ce soir pour le RN", a-t-il insisté.
Au premier tour, les candidats du parti d'extrême droite avait déjà gagné dans 24 communes, dont une dizaine de maires sortants réélus comme Louis Aliot à Perpignan.
Peu avant 21h, le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, s'est exprimé devant son QG de campagne : "Je crois que le suspense est modéré, je suis heureux de vous annoncer que nous avons gagné la mairie de Nice".
Il estime que c'est "une immense victoire" : "Mes premiers mots seront pour vous, Niçois et Niçoises. Ils nous ont témoigné une immense confiance. Ce soir, cette victoire est belle, elle nous donne de la joie, du bonheur et je suis persuadé qu'elle doit de la joie et du bonheur à une majorité de Niçois et de Niçoises espèrent le changement".
"Nous l'avons fait dans le scepticisme, dans le mépris et ensuite face à l'adversité. Cette campagne aura été dure. Mais aujourd'hui, ce qui m'importe est de regarder vers l'avant", a ajouté le nouveau maire de Nice.
À Limoges, le président de la métropole, Guillaume Guérin (Les Républicains), a remporté dimanche le second tour des municipales avec 50,8% des voix, battant le député LFI Damien Maudet, à la tête d'une liste d'union avec le PS (41,3%), selon une estimation Ipsos BVA Cesi Ecole d'ingénieurs.
C'est un échec pour la gauche, qui souhaitait reprendre la tête de cette ville de 130.000 habitants dirigée par le PS pendant plus d'un siècle jusqu'en 2014. Arrivé en tête du premier tour (27,34%), M. Guérin a notamment pu bénéficier du report des voix de son ancien allié, le maire sortant Emile Roger Lombertie (arrivé 5e avec 10,05%) qui a retiré sa liste pour faire barrage à LFI.
Un autre ancien élu de la majorité sortante, le centriste Vincent Léonie, ne s'était, lui, pas qualifié pour le second tour (4,48%). La gauche, elle, a à peine fait mieux que l'addition des scores au premier tour de la liste du jeune député Insoumis Damien Maudet, 29 ans, également soutenu par les Ecologistes (24,86%), et du candidat PS-PCF-Place publique Thierry Miguel (16,92%), avec qu'il avait conclu un accord de fusion au forceps en début de semaine.
Les positions des deux hommes sur une possible alliance au second tour avaient varié les semaines précédentes au fil des polémiques engendrées par la mort violente du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon ou la prononciation de noms juifs par Jean-Luc Mélenchon.
Le candidat de droite Stéphane Roudaut l'a nettement emporté à Brest dimanche avec 57,4% des voix, battant le maire socialiste sortant François Cuillandre (38,3%), allié avec LFI, dans une ville gérée par la gauche depuis 1989.
La droite l'a emporté malgré la qualification du RN au deuxième tour, qui n'a recueilli dimanche que 4,3% des suffrages. Déjà distancé au premier tour, le maire sortant, 71 ans, qui briguait un cinquième mandat, s'était résolu à une "fusion technique" avec la liste LFI, conduite par Cécile Beaudouin, 33 ans, arrivée en troisième position.
Cette alliance a été déterminante dans la victoire de la droite, selon M. Roudaut. "Les Brestoises et les Brestois (...) ne veulent pas d'une bordélisation du débat en conseil municipal. C'est le message qu'ils lancent aujourd'hui", a-t-il déclaré à l'AFP.
L'ancien député socialiste Régis Juanico a remporté dimanche la mairie de Saint-Etienne, qui a rarement été dirigée par la gauche, selon des résultats sur plus de 90% des bureaux de vote.
A la tête d'une large coalition de gauche hors LFI, il a réuni près de 44% des suffrages, devant le candidat du Rassemblement national, Corentin Jousserand, à 26%, l'ancien député LR Dino Cinieri, à plus de 18%, et la candidate LFI Valentine Mercier, autour de 10%.
Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a été réélu dimanche au second tour des municipales face à l'ancien patron de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas, longtemps favori des sondages, selon trois estimations.
Une estimation Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio créditait, avant 21H00, M. Doucet de 54,0% des suffrages contre 46% pour M. Aulas. Le même institut a ensuite réévalué à 51,8% et 48,2% ses estimations respectives pour les deux candidats.
Une publication d'Ipsos pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP, estime que le maire sortant engrange 53,1% contre 46,9% pour M. Aulas. Une autre estimation d'Ipsos pour OpinionWay pour CNews, Europe 1 et le JDD donne M. Doucet à 53% contre 47% pour M. Aulas.
Le candidat PS Emmanuel Grégoire est élu maire de Paris donné largement gagnant devant l'ancienne ministre LR Rachida Dati, suivie de loin par la LFI Sophia Chikirou, selon trois estimations publiées dimanche soir à l'issue du second tour des élections municipales.
Emmanuel Grégoire, à la tête d'une alliance PS-Les Ecologistes-PCF, remporte la capitale avec 53,1%, Rachida Dati, soutenue par Renaissance, Horizons et le MoDem, obtient 38%, et Sophia Chikirou 8,9%, selon une estimation Ipsos BVA Cesi pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN.
Le député de Paris recueille 50%, Mme Dati 40% et Mme Chikirou 10%, selon une estimation Toluna Harris Interactive pour M6 et RTL. Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud-Radio voit M. Grégoire à 51%, Mme Dati à 37% et Mme Chikirou à 12%.
"Nous doublons notre nombre élus locaux partout en France", se réjouit Gabriel Attal, président de Renaissance. "200 maires, adhérants de Renaissance, ont été élu à l'occasion de ces élections municipales". Le parti de Gabriel Attal dirigera pour la première fois une ville de plus de 100.000, celle d'Annecy.
Le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, a tendu la main aux électeurs de la gauche républicaine "écoeurés" par les "accords" entre le PS et LFI lors des élections municipales, leur assurant "qu'ils trouveront toujours chez Renaissance une maison qui les accueille".
"Je veux avoir une pensée particulière pour tous ces Français de la gauche républicaine qui ont été absolument écoeurés par ces accords entre le Parti socialiste et La France insoumise (...) Je veux dire à ces électrices et à ces électeurs d'une gauche républicaine, comme je le dis, aux électrices et aux électeurs de la droite républicaine, qu'ils trouveront toujours chez Renaissance une maison qui les accueille", a affirmé M. Attal.
Estimant nécessaire de "construire les conditions du rassemblement" des Français et des "candidats (...) qui partagent les mêmes valeurs", M. Attal a affirmé que Renaissance prendrait "une initiative très prochainement pour proposer une méthode de rassemblement".
Le maire de Tulle Bernard Combes, proche de l'ancien président socialiste et député de la circonscription François Hollande, a été nettement battu dimanche au second tour par le candidat divers droite Laurent Melin, malgré une fusion avec la liste PCF-LFI-Ecologistes.
"Je m'étais préparé à gagner mais je ne réalise pas. C'est vrai qu'on a bien travaillé. C'est quand même la ville de François Hollande", s'est félicité Laurent Melin à l'issue des résultats, selon des propos rapportés par le quotidien régional La Montagne.
Il a recueilli 54,25% des voix devant Bernard Combes (39,82%) et le candidat RN Thierry Greck (5,93%). La préfecture de Corrèze était dirigée par la gauche depuis 2001, lorsque François Hollande l'avait ravie au RPR Raymond-Max Aubert. M. Combes, 66 ans, lui avait succédé en 2008 et avait été réélu à deux reprises depuis, avant de quitter le PS en septembre 2021.
Le maire de Marseille Benoît Payan a été confortablement réélu dimanche, sa liste de gauche hors-LFI résistant au candidat Rassemblement national Franck Allisio, selon plusieurs estimations d'instituts de sondage.
Selon des estimations d'Elabe-Berger Levrault pour BFMTV, Le Figaro et RMC, et de l'Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et SudRadio, le sortant serait crédité de 53 à 56,2% des voix, contre 39,1 à 41,5% au candidat RN et autour de 5% à la candidate soutenue par la droite et le centre, Martine Vassal.
L'Insoumis Sébastien Delogu s'était retiré après le premier tour, après avoir en vain demandé une fusion technique avec la liste du maire sortant, qui avait affirmé depuis longtemps qu'il refuserait toute alliance avec LFI dans la 2e ville de France.
Au premier tour, M. Payan était arrivé d'une courte tête (36,70%) devant M. Allisio (35,02%), Mme Vassal, nettement distancée en troisième position avec 12,4% et M. Delogu, 11,94%. Le sortant, dont les équipes affichaient depuis plusieurs semaines une certaine confiance, aura visiblement bénéficié à plein du retrait de Sébastien Delogu et d'un sursaut anti-RN, dans ce grand port à l'histoire façonnée par les vagues d'immigration successives.
Le RN a revendiqué dimanche soir la victoire de son député de l'Aude Christophe Barthès à la mairie de Carcassonne, a déclaré à l'AFP son assistant parlementaire, Florent Ghisi.
"C'est assuré", a-t-il dit de l'élection de l'un des trois députés du Rassemblement national de l'Aude, pendant que le RN a tweeté ses félicitations à M. Barthès, "élu à Carcassonne au second tour des élections municipales".
Devant le local de campagne du député RN s'étaient rassemblées quelques dizaines de personnes avec des drapeaux français, certains militants commençant à danser au son d'une sono tonitruante diffusant Michel Delpech, Edith Piaf ou "les yeux d'Emilie", a constaté un journaliste de l'AFP.
Le maire sortant Horizons de Nice, Christian Estrosi, a été battu par son grand rival Éric Ciotti (UDR-RN), porteur d'une stratégie d'union de la droite et de l'extrême droite, selon une estimation Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio.
Eric Ciotti, ex-LR, a obtenu 45% des suffrages exprimés contre 39,5% pour Christian Estrosi et 15,5% pour la candidate PS-PCF-Ecologistes Juliette Chesnel-Le Roux, d'après cette estimation. M. Ciotti a remercié sur X les électeurs niçois pour cette "large victoire".
À 20h30, le président des Républicains s'est exprimé après l'annonce des premiers résultats de ce second tour des municipales. L'ancien ministre de l'Intérieur s'est félicité de constater que LR reste "la première force politique locale".
Selon Bruno Retailleau, dans cette élection "le meilleur a cotoyé le pire" : "Le meilleur c'est la démocratie enracinée. Je regrette que dans cette campagne l'attention poltiique se soit focalisée sur les grandes métropoles. Bien sûr elles sont importantes mais ne rassemble pas la majorité des Français".
Pour le président des LR, le pire aura été les "accords de la honte" conclut avec "la pire gauche, celle des Insoumis" : "L'histoire retiendra que le PS s'est allié avec une extrême gauche antisémite".
Aux alentours de 20h20, le coordinateur de la France insoumise, Manuel Bompard a pris la parole pour commenter les premiers résultats de ce second tour des municipales. Il a commencé par avoir un mot sur le faible taux de participation qui, selon lui, montre "le besoin absolu de fonder une nouvelle République comme nous le proposons sans relâche depuis des années".
Manuel Bompard souligne la percée des candidats Insoumis en France, avec des victoires à Roubaix, mais aussi sur l'île de la Réunion : "LFI fait une entrée fracassante dans les conseils municipaux. La gauche de rupture se renforce avec la victoire de la liste communiste à Nîmes".
Le coordinateur LFI salue la mobilisation qui sera décisive pour la présidentielle de 2027. Il affirme également que la "Macronie est en voie de disparition", "les partis traditionnels marquent le pas et si le RN se maintient à un niveau important, il échoue à l'emporter dans les villes qu'il ciblait".
Le candidat LR Ludovic Fagaut est élu maire de Besançon avec 53,1%, devant la sortante écologiste Anne Vignot, faisant basculer à droite cette ville historiquement à gauche, selon une estimation Ipsos BVA Cesi Ecole Ingénieurs publiée dimanche soir.
Anne Vignot, maire sortante portée par l'ensemble de la gauche locale, après une fusion technique avec la candidate LFI, a recueilli 46,9% des voix, selon cette estimation.
Ludovic Fagaut, LR/Modem, principal de collège âgé de 47 ans, remporte la capitale comtoise dirigée par la gauche de manière quasi ininterrompue depuis plus d'un siècle, à l'exception de trois ans de gaullisme.
Les Républicains ont annoncé dimanche la victoire historique de Julien Bony (LR) à Clermont-Ferrand, bastion socialiste depuis plus de 80 ans, face au maire sortant Olivier Bianchi (PS), au second tour des élections municipales.
"Julien Bony est élu maire de Clermont-Ferrand", a annoncé sur X le parti LR avec une photo de son candidat, qui conduisait une liste de droite et du centre. Clermont-Ferrand, 150.000 habitants, élit des maires socialistes depuis 1944. Le maire sortant Olivier Bianchi briguait un troisième mandat.
Au premier tour, la droite et Julien Bony étaient arrivés en tête, une première depuis la Libération avec 33,95% des voix contre 29,99% à Olivier Bianchi, tandis que la députée LFI Marianne Maximi obtenait 17,01% des suffrages.
Cela avait conduit le maire sortant à s'allier avec la candidate LFI à travers une "fusion technique", c'est-à-dire sans accord sur le programme.
Le communiste Vincent Bouget à la tête d'une liste PCF/PS/Ecologistes est élu maire de Nîmes avec un peu plus de 40% des voix, battant de peu le RN Julien Sanchez alors que le candidat de droite Franck Proust, bras droit du maire sortant Jean-Paul Fournier, est largement battu, selon des estimations.
M. Bouget obtient 40,6% des voix, M. Sanchez 38% et M. Proust 21,4%, selon une estimation Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio. Selon une estimation Ipsos bva CESI Ecole d'ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN, M. Bouget obtient 41,5%, M. Sanchez 37,3% et M. Proust 21,2%. Au premier tour, M. Bouget et M. Sanchez étaient arrivés au coude-à-coude.
Frédéric Marquet, candidat indépendant classé au centre-droit, a remporté la mairie de Mulhouse avec 24,7% des suffrages exprimés, détrônant la sortante divers droite Michèle Lutz lors d'une quinquangulaire inédite, selon les résultats définitifs publiés par la mairie.
Allié à la macroniste Lara Million dans l'entre-deux-tours, il va diriger la première ville du Haut-Rhin (105.000 habitants) où le second tour voyait s'affronter cinq listes. "C'est une nouvelle équipe qui l'emporte ce soir, fruit d'une fusion de personnes aux antagonismes forts mais qui ont su s'allier malgré des programmes bien différents, sur l'autel d'un accord obtenu dans la précipitation", a déclaré la sortante dans un communiqué.
Avec 20,2%, elle ne se classe que quatrième, derrière l'écologiste Loïc Minery (21,4%) et le candidat "citoyen" Annouar Sassi (21%), classé à gauche. Christelle Ritz, du Rassemblement national, arrive cinquième avec 13,4% des voix. La participation s'est élevée à 46,9%.
L'homme fort de la Corse, Gilles Simeoni, s'est imposé dimanche au second tour de l'élection municipale à Bastia avec 44,4% des suffrages exprimés, selon une estimation Ipsos BVA Cesi pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN.
Il devance Julien Morganti (41,7%), qui menait une coalition regroupant cinq sensibilités de la gauche à la droite en passant par des autonomistes et s'était allié à la liste de Jean-Martin Mondoloni dans l'entre-deux-tours. Le candidat du RN et du parti nationaliste identitaire Mossa Palatina, Nicolas Battini, arrive troisième avec 13,9% des voix, d'après cette estimation.
La maire socialiste sortante de Rennes Nathalie Appéré a été réélue dimanche au second tour des municipales avec 43,78% des voix à l'issue d'une triangulaire, où elle avait refusé une alliance avec LFI, selon les résultats complets.
L'élue PS devance le candidat Horizons Charles Compagnon (36,38%) et l'Insoumise Marie Mesmeur (19,84%). "Les Rennaises et les Rennais ont largement porté en tête notre liste (...) Ce soir, en portant haut les couleurs de l'union de la gauche et des écologistes, notre ville confirme qu'elle est un bastion qui résiste", a salué Nathalie Appéré dans un communiqué.
"Dans un monde incertain, où beaucoup de communes françaises voient progresser les idées conservatrices et réactionnaires, Rennes est la capitale bretonne de la gauche: une ville qui protège contre les replis et les rejets", a ajouté la maire socialiste.
Sur X, Marie Mesmeur, députée de 31 ans, a remercié ses électeurs. "La France insoumise fait entrer 6 élus de combat au conseil municipal. Merci aux Rennais mobilisés pour une gauche de rupture, populaire et écologiste", a-t-elle dit.
Charles Compagnon a fait part à l'AFP de sa "déception". Mais "on a fait une très forte progression en pourcentage. Rennes a voté à gauche mais on s'ancre dans le paysage", a-t-il souligné, alors qu'il avait obtenu 22,47% des voix au premier tour.
L'ex-légende du rugby Serge Blanco a remporté dimanche les élections municipales à Biarritz avec 41,92% des voix au second tour dans une triangulaire, a annoncé la maire sortante battue Maider Arosteguy (LR).
Pour sa première campagne électorale, l'ancien arrière du XV de France et du Biarritz olympique devance Mme Arosteguy (32,21%) et une liste d'union de la gauche et d'un candidat centriste, menée par Ana Ezcurra, troisième avec 25,87%.
Le maire socialiste sortant de Lille Arnaud Deslandes, qui a succédé il y a un an à Martine Aubry, a conservé dimanche la mairie avec une avance confortable lors du second tour de l'élection municipale, selon des estimations.
Arnaud Deslandes, qui avait le soutien des Ecologistes et du PCF, a reçu 49% des voix, contre 35% pour sa concurrente LFI Lahouaria Addouche, selon une estimation Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio. La députée macroniste Violette Spillebout et l'eurodéputé Rassemblement national Mathieu Valet ont tous les deux obtenu 8% des suffrages exprimés, selon cette source.
Le maire sortant de Nevers, Denis Thuriot, était arrivé en tête au premier tour avec moins de 35% des votes. C'est également le cas au second. Le candidat macroniste récolte cette fois 44% des suffrages.
Deux points de plus que son adversaire écologiste Wilfrid Séjeau (42%). Le troisième candidat présent dans ce second tour, Xavier Morel, obtient 14% des suffrages.
Les résultats sont officiels au Havre. L'ancien Premier ministre et maire sortant, Édouard Philippe, réussit son pari. Après avoir récolté 43,76% des suffrages au premier tour, il serait réélu maire du Havre avec 47,71% des voix.
Il termine devant Jean-Paul Lecoq qui récolterait 41,17% des votes. Le candidat de l'UDR et du RN Franck Keller obtiendrait 11,12% des voix.
Arrivé en tête du premier tour avec plus de 46% des voix, le député LFI David Guiraud est élu maire de Roubaix. Selon les premières estimations, il aurait récolté 53,2% des voix, devant le maire sortant divers droite Alexandre Garcin (25,6%).
Le candidat divers gauche Karim Amrouni est arrivé en troisième place avec 11% des voix, la candidate du RN Céline Sayah a elle récolté 10% des votes.
Il est 20h, les bureaux de vote sont fermés dans les grandes et partout en France. Les premières estimations vont tombées dans les minutes à venir.
Les électeurs ont tranché. À Toulon, Laure Lavalette (RN) était arrivée en tête au premier tour, elle est finalement battue au deuxième par la maire sortante Josée Massi. Selon les premières estimations, la candidate divers droite obtient 55% des voix contre 45% pour la candidat RN-UDR.
L'ancien macroniste mais désormais sans étiquette et classé au centre gauche, Anthony Brottier, devance la maire sortante de Poitiers Léonore Moncond'huy. Il recueille 48% des suffrages contre 39% pour celle qui était pourtant arrivée en tête du premier tour.
Le candidat RN-UDR Charles Rangheard n'obtient que 7% des voix, le candidat Renaissance-Modem-LR Lucile Parnaudeau ne récolte que 6% des suffrages.
Découvrez sur notre carte interactive le taux de participation à 17 heures dans chaque département. Les électeurs du Cantal sont ceux qui se sont le plus mobilisés (69,4%), au contraire de leurs homologues de Seine-Saint-Denis (34,1%).
A Carcassonne, une femme de 82 ans "a fait un malaise quand elle est entrée dans le bureau de vote et elle a chuté", a indiqué à l'AFP le service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de l'Aude, confirmant une information de France 3 Occitanie. "Les pompiers l'ont prise en charge, elle était consciente. C'est quand ils l'ont conditionnée dans l'ambulance qu'elle a eu un arrêt cardiaque (...) Ils ont tout tenté pour la réanimer, mais elle est décédée", a ajouté le Sdis.
C'est le troisième décès constaté ce dimanche dans le cadre des élections municipales. Deux autres personnes sont mortes à Annecy et Saint-Étienne plus tôt dans la journée.
D'après les estimations de plusieurs instituts de sondage, la participation au second tour atteindrait 57,0%. Elle serait en baisse par rapport à 2014, où la participation avait atteint 62,13%.
Le taux de participation au second tour des élections municipales était de 48,10% dimanche à 17 heures en France métropolitaine. Près de 14 points de plus par rapport à 2020, mais cette élection avait été marquée par le Covid. En 2014, le taux de participation s'élevait à 52,36%.
A Saint-Etienne, les pompiers de la Loire ont déclaré à l'AFP qu'un homme était décédé dans un bureau de vote, confirmant une information du Progrès.
Il s'agit, selon un communiqué de presse du candidat de l'union de la droite à la mairie Dino Cinieri, d'un "assesseur" qui serait décédé "ce midi" au "bureau de vote Jules Ferry". Le Progrès indique qu'il s'agit d'un des colistiers du candidat RN Corentin Jousserand. Il s'agit d'un deuxième décès, quelques heures après la mort d'un électeur à Annecy.
Un homme âgé est décédé d'un malaise cardiaque juste après avoir mis son bulletin dans l'urne ce matin, dans un bureau de vote à Annecy, en Haute-Savoie, selon une information de France 3.
"Un homme assez âgé qui venait de voter a fait un malaise cardiaque et est décédé", dans le bureau situé au gymnase des Glaisins, "aux alentours de 9h30", a détaillé la responsable de la communication de la mairie. Fermés pendant plus d'une heure, les bureaux de vote 34, 35 et 36 ont rouvert autour de 10h40.
Le taux de participation au second tour des élections municipales était de 20,33% dimanche à 12H00 en France métropolitaine, en hausse de près d'un point par rapport au premier tour le 15 mars à la même heure (19,37%), selon le ministère de l'Intérieur.
Au second tour des élections municipales de 2020, qui s'était déroulé en période de Covid, le taux de participation à midi s'était établi à 15,29%, en baisse par rapport au scrutin précédent de 2014 dont le taux au second tour s'élevait à 19,83%. En 2008, la participation au second tour des municipales à midi atteignait 23,68%, selon les données du ministère.
Les Deux-Sèvres sont le département où la mobilisation a été la plus forte dimanche matin, avec un taux de participation de 33,58%, devant le Lot (33,19%) et le Cantal (33,10%). En Mayenne, les électeurs n'étaient pas appelés aux urnes, toutes les élections s'étant soldées par des victoires dès le premier tour dimanche dernier.
La Seine-Saint-Denis connaît le taux de participation le plus faible, avec 12,35%, suivie par le Nord (13,03%) et les Yvelines (14,04%) mais aussi Paris où 14,6% des votants avaient déposé leur bulletin dans l'urne à 12H00.
Dans les Bouches-du-Rhône en revanche, où se joue notamment un second tour incertain à Marseille, que pourrait conquérir le Rassemblement national, la participation a nettement augmenté entre les deux tours, passant de 17,37% à midi dimanche dernier à 24,85% ce dimanche.
Pour ce second tour des municipales, 17.092.867 électeurs sont appelés à voter, a souligné le ministère de l'Intérieur.
Comme à l'accoutumée, les bureaux de vote ont ouvert à 8h ce dimanche matin en France métropolitaine.
Les électeurs de plus de 1.500 communes (les seules où le premier tour n'a pas suffi à départager les candidats) sont appelés aux urnes à partir de 08H00. Dans la plupart des cas, ils auront jusqu'à 18H00 pour se mobiliser, les bureaux de vote fermant à 19H00 ou 20H00 dans certaines grandes villes.
Décalage horaire oblige, les Français de plusieurs départements ou territoires d'outre-mer ont déjà commencé à voter, comme à La Réunion ou en Nouvelle-Calédonie.