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Municipales 2026 : Josée Massi élue à Toulon, Laure Lavalette (RN) battue

Josée Massi (à gauche) a été élue à Toulon, Laure Lavalette battue. [MIGUEL MEDINA, Thibaud MORITZ / AFP]

Annoncée favorite et arrivée en tête au premier tour, Laure Lavalette (RN) a été battue au second tour des élections municipales 2026 à Toulon. Sa concurrente divers droite Josée Massi, qui avait remplacé en cours de mandat Hubert Falco, condamné pour détournement de fonds publics, l'emporte avec 55% des suffrages.

Surprise à Toulon au second tour de ces élections municipales 2026. Arrivée en tête au premier tour, la candidate soutenue par le RN Laure Lavalette a été battue par la maire sortante Josée Massi (divers droite) qui l'emporte avec 53,91% des voix.

Trente ans après l'élection d'un maire FN à la tête du premier port militaire français, la victoire de cette femme discrète et réservée de 75 ans sonne comme un revers pour le Rassemblement national. Sitôt le premier tour, qui a vu Laure Lavalette arriver largement en tête à 42% devant Josée Massi à 29%, un barrage républicain s'était mis en place, avec le retrait immédiat du sénateur LR Michel Bonnus (16%). 

"La droite française est la plus bête du monde" 

"La droite a encore trahi ses électeurs", a réagi sur BFM Var Frank Giletti, colistier de la candidate RN et responsable du parti à la flamme dans le Var. "La droite française est la plus bête du monde", a-t-il ajouté, visage fermé. 

Élue au début des années 80 sur une liste socialiste dans un village d'Ardèche, Josée Massi retrouve la politique 30 ans plus tard, quand Hubert Falco, homme fort de la droite varoise, fait appel à cette ancienne prof de maths, devenue directrice du centre départemental d'insertion sociale pour entrer au conseil municipal, "d'abord 12e, puis 2e, puis 1ère adjointe", dit-elle.

Une liste largement issue de la société civile

En mai 2023, elle se retrouve propulsée maire, après la démission forcée d'Hubert Falco, condamné dans une affaire de détournement de fonds. "Les premiers mois ont été un tsunami, dit-elle, mais on apprend, c'est passionnant." En juin 2025, définitivement condamné, Falco lui demande d'être candidate aux municipales, puis change d'avis pour soutenir Michel Bonnus. Démentant son image de "Mamie Nova", la septuagénaire se rebiffe et confirme sa candidature à la tête d'une liste largement issue de la société civile.