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Municipales : l'annulation de deux victoires LFI près de Lyon préconisée devant le tribunal administratif

(Illustration) [Myriam Tirler / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

La rapporteure publique a préconisé lundi, devant le tribunal administratif de Lyon, l'annulation des élections à Vénissieux et Vaulx-en-Velin, dans la banlieue lyonnaise, deux villes remportées par des candidats de La France insoumise. Des irrégularités auraient été notées sur d'autres listes.

L'annulation des élections à Vénissieux et Vaulx-en-Velin, dans la banlieue lyonnaise, deux des conquêtes les plus emblématiques des Insoumis, a été préconisée lundi par la rapporteure publique, devant le tribunal administratif de Lyon, en raison d'irrégularités sur d'autres listes.

L'avis des rapporteurs publics suivi la plupart du temps

Lors des municipales de mars, à Vaulx-en-Velin, le député LFI Abdelkader Lahmar avait battu la sortante socialiste Hélène Geoffroy, avec 104 voix d'avance. A Vénissieux, Idir Boumertit, également LFI, avait conquis la mairie, un bastion communiste depuis des décennies, contre la sortante Michèle Picard de 25 suffrages seulement.

Les juridictions administratives suivent, dans la plupart des cas, l'avis des rapporteurs publics. Le tribunal administratif de Lyon a mis sa décision en délibéré à une date non précisée. Après Saint-Denis et Roubaix, Vénissieux (65.000 habitants) et Vaulx-en-Velin (53.000) sont les troisième et quatrième plus grandes villes de France métropolitaine remportées par LFI en mars.

Ce qui est noté à Vaulx-en-Velin et Vénissieux

Pour Vaulx-en-Velin, l'annulation de 693 bulletins en faveur d'une liste divers centre arrivée troisième au second tour est de "nature à remettre en cause la sincérité de l'ensemble de l'élection", a estimé la rapporteure publique.

La tête de liste Christine Bertin avait omis, de bonne foi, de mentionner la nationalité néerlandaise d'une colistière comme l'impose le code électoral. Elle conteste l'annulation des voix en sa faveur au motif que la préfecture ne l'avait informée de cette irrégularité que quelques heures avant le deuxième tour et n'avait pas fait invalider ces mêmes bulletins au premier tour. Au regard du faible écart de voix, la magistrate a estimé que cela pouvait remettre en cause les résultats des premiers et seconds tours.

Pour Vénissieux, ce sont des fausses déclarations de domiciliation de la tête de liste d'extrême droite RN-UDR, Quentin Taïeb, et de certains colistiers, avec une "intention frauduleuse" selon la rapporteure, qui sont en cause. Cette liste est arrivée en quatrième position au second tour avec 1.966 suffrages et la magistrate a aussi estimé, au regard du faible écart de voix entre les listes menées par Idir Boumertit et Michèle Picard, que la sincérité de la totalité de l'élection était remise en cause.