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Strasbourg, Nice, Besançon... Ces villes qui vont à contre-courant en baissant le prix du stationnement

À Paris, les tarifs ont fortement augmenté ces dernières années. [AFP]

Les Municipales ont été bénéfiques pour de nombreux automobilistes. Alors que les tarifs de stationnement ont fortement augmenté dans plusieurs grandes villes ces dernières années, certains candidats ont fait campagne sur des baisses ou des périodes de gratuité. À Strasbourg, Nice ou Besançon, plusieurs mesures commencent désormais à se concrétiser.

Une bonne nouvelle pour les automobilistes. Alors que le stationnement est devenu un sujet de plus en plus sensible dans les grandes villes, avec des tarifs régulièrement revus à la hausse, certaines municipalités prennent le chemin inverse. Les élections municipales de mars 2026 ont notamment vu fleurir les promesses visant à alléger la facture des automobilistes, au nom du pouvoir d’achat ou de l’attractivité des centres-villes.

À Strasbourg, les tarifs résidentiels divisés par deux

À Strasbourg, la baisse était au cœur de la campagne municipale. La ville avait pourtant considérablement augmenté le prix du stationnement résidentiel en 2023 : le tarif de base était alors passé de 15 à 40 euros par mois, soit une hausse de plus de 160 %.

Depuis le 1er juillet 2026, le mouvement s'est inversé. Les tarifs résidentiels ont été ramenés à 5, 10 ou 20 euros par mois, selon les revenus des ménages, contre 15, 30 et 40 euros auparavant. La mesure, présentée comme une mesure de pouvoir d'achat, a été adoptée par le conseil municipal en juin.

La baisse concerne également le stationnement de courte durée. Depuis le 1er septembre, le tarif maximal appliqué dans la zone rouge a notamment été ramené de 35 à 17 euros.

Une évolution assez spectaculaire dans une ville qui avait pourtant assumé une politique de réduction de la place de la voiture lors du précédent mandat.

À Besançon, la pause déjeuner devient gratuite

À Besançon, c'est une autre stratégie qui a été retenue. Le nouveau maire Ludovic Fagaut avait fait de la gratuité du stationnement l'une de ses promesses de campagne. Quelques mois après son élection, la mesure est entrée en vigueur.

Depuis le 1er septembre, près de 3.000 places sont gratuites du lundi au vendredi, entre 12 heures et 14h30, dans les 10 parkings à barrière. L'objectif affiché est notamment de soutenir les commerces et les restaurants du centre.

La municipalité a également étendu la gratuité de courte durée dans le quartier des Chaprais. Le stationnement en voirie y est désormais gratuit pendant 30 minutes, contre 15 auparavant.

Une mesure qui illustre une tendance de fond apparue pendant la campagne. Plutôt que de supprimer totalement le stationnement payant, plusieurs candidats ont promis de créer des "respirations" gratuites, notamment pour faciliter les achats dans les commerces de proximité.

À Nice, deux heures de stationnement gratuit depuis le 1er septembre

À Nice, la promesse de campagne est désormais devenue réalité. Depuis le 1er septembre 2026, les automobilistes bénéficient de deux heures de stationnement gratuites par jour, du lundi au samedi, sur les 12.000 places payantes en voirie de la ville. Il faut toutefois prendre un ticket gratuit à l’horodateur ou via l’application PayByPhone.

Autre changement favorable aux automobilistes : le stationnement payant prend désormais fin à 19 heures, contre 20 heures auparavant. Les Niçois gagnent donc une heure supplémentaire de gratuité en soirée.

Ces deux mesures figuraient parmi les engagements de campagne d’Éric Ciotti, élu maire de Nice lors des municipales de 2026. La nouvelle municipalité les présente comme un geste en faveur du pouvoir d’achat, mais aussi comme un moyen de soutenir les commerces de proximité.

Une tendance qui reste pourtant largement à la hausse

Ces exemples ne doivent toutefois pas masquer la tendance générale. Dans de nombreuses grandes villes françaises, le stationnement reste un levier utilisé par les municipalités pour réguler la circulation et encourager d'autres modes de déplacement.

À Paris, par exemple, les tarifs ont fortement augmenté ces dernières années et les municipales de 2026 ont justement donné lieu à de nombreuses propositions pour revenir sur une partie de cette politique. Rachida Dati proposait notamment une première heure gratuite et la gratuité entre midi et 14 heures.