Coronavirus : Mélenchon se dit "très inquiet" du déconfinement

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Jean-Luc Mélenchon craint que les "moyens concrets" déployés face au coronavirus ne soient insuffisants (photo d'illustration).
Jean-Luc Mélenchon craint que les "moyens concrets" déployés face au coronavirus ne soient insuffisants (photo d'illustration). © AFP
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"La date du 11 mai, elle a été décidée par un seul et unique personnage, le président de la République, sans qu'on y mette en face les moyens concrets", a dénoncé sur Radio J le leader de la France insoumise, accusant Emmanuel Macron de "souvent nous donner l'impression d'être totalement surexcité".

Jean-Luc Mélenchon s'est dit dimanche "très inquiet" à la veille du déconfinement en France car les mesures décidées par le gouvernement pour un retour progressif au travail et à l'école "sont une fois de plus du grand n'importe quoi".

 

"Tout ça risque de tourner très mal"

"La date du 11 mai, elle a été décidée par un seul et unique personnage, le président de la République, sans qu'on y mette en face les moyens concrets", a dénoncé sur Radio J le leader de la France insoumise, accusant Emmanuel Macron de "souvent nous donner l'impression d'être totalement surexcité". "On annonce des proportions de trains et de métros, mais on ne sait pas combien de gens vont venir (...) demain (lundi 11 mai), vous allez avoir des milliers de gens sur les quais" et les agents de sécurité vont devoir "toucher du bras ou de l'épaule la personne qui n'a pas de masque, soit qu'elle n'a pas pu se le payer, soit qu'elle n'a pas de conscience civique suffisante".

 

 

"Vous leur demandez de se suicider à ces gens-là ? Tout ça risque de tourner très mal", craint Jean-Luc Mélenchon, qui réclame des masques gratuits pour tout le monde. Regrettant qu'il n'y ait "pas de politique de déconfinement commune en Europe", il a également répété qu'il n'était "pas d'accord pour qu'on prenne un risque avec les gamins" en les envoyant à l'école.

"Les gens, ils vont gagner leur vie"

Concernant le retour au travail, Jean-Luc Mélenchon a appelé "les travailleurs à former des collectifs sanitaires", accusant le président Macron d'avoir "supprimé les comités d'hygiène, sécurité, environnement dans les entreprises". "Les gens, ils vont gagner leur vie, ils ne vont pas se suicider pour le bonheur d'une entreprise", a-t-il insisté.

Dans une série de tweets, Jean-Luc Mélenchon s'en est ensuite pris à la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse (ex-LR) qu'il a qualifiée d"ignoble politicienne". "Franciliens, n'oubliez jamais: les transports en commun insuffisants demain, c'est Pécresse !", a-t-il écrit.

Plus tôt dans la matinée, Valérie Pécresse avait fustigé sur Europe 1 "des forces politiques dans le pays qui veulent planter la reprise", citant "les amis de Monsieur Mélenchon".