Attentat à Notre-Dame de Nice : François Hollande appelle "au courage et à la cohésion"

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Invité de Culture Média, sur Europe 1, l'ancien chef de l'Etat François Hollande a réagi à l'attaque au couteau, jeudi matin à Nice. Il appelle "à l'unité, au courage et à la cohésion" et dénonce "une nouvelle horreur qui frappe notre pays".
INTERVIEW

Un homme a attaqué plusieurs personnes jeudi matin dans la basilique Notre-Dame de Nice. Trois personnes sont mortes, dont une femme, qui a été décapitée. L'assaillant a été interpellé dix minutes plus tard par la police, qui a dû ouvrir le feu pour le maîtriser. L'homme a été blessé par balle. Au micro d'Europe 1, François Hollande a appelé jeudi matin "à l'unité, au courage et à la cohésion" et adresse une "pensée aux familles endeuillées".

"Une fois encore, Nice est frappée"

"C'est une nouvelle horreur qui frappe notre pays, après beaucoup d'autres, et notamment à Nice", déplore l'ancien président de la République, invité de Culture Média pour la sortie de son livre Leur Etat expliqué aux jeunes et aux moins jeunes. "Une fois encore, Nice est frappée. Mais c'est la France tout entière qui est attaquée", enchaîne François Hollande.

Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé l'ouverture d'une cellule de crise au ministère de l'Intérieur. Emmanuel Macron doit s'y rendre à 10h30, a annoncé l'Élysée. Le Premier ministre Jean Castex a quitté précipitamment l'Assemblée nationale où il était venu préciser le reconfinement pour se rendre à la cellule de crise.

"Les réponses de fermeté nécessaires"

"Après avoir été le président qui a vécu, avec les Français, une série d'attentats, je veux que nous puissions, dans cette période, montrer du courage, de l'unité, forcément, et de la cohésion. Et avoir les réponses de fermeté nécessaires", poursuit François Hollande. Selon le président, l'auteur des faits veut une nouvelle fois "créer un climat de terreur. En plus, dans une église, peut-être pour rappeler qu'il y aurait je ne sais quelle guerre de religion à l'échelle du monde. Ce que nous devons refuser".

L'ancien chef de l'Etat en appelle lui aussi à la lutte contre "les islamistes les plus fondamentalistes, qui entraînent des individus à commettre ces actes" . "J'ai une pensée pour les familles qui sont aujourd'hui endeuillées", conclut-il.