Attentat de Nice : Bruno Retailleau pointe le lien entre terrorisme et "désordre migratoire"

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L'auteur présumé de l'attentat de Nice est un Tunisien de 21 ans. © VALERY HACHE / AFP
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La droite a demandé un durcissement de l'arsenal législatif après l'attentat de Nice perpétré dans une basilique, jeudi matin. Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat et interrogé par Europe 1, évoque une relation de cause à effet entre immigration, islamisation et attentats.

Quatre ans après l'attaque de la promenade des Anglais, Nice a de nouveau été frappée par un attentat, jeudi. Trois personnes ont été assassinées dans la basilique Notre-Dame-de-l'Assomption en fin de matinée. Face à ce bégaiement macabre de l'Histoire, les habitants réclament des mesures. Tout comme plusieurs voix de l'opposition de droite et d'extrême droite, comme Marine Le Pen, Guillaume Peltier mais aussi Bruno Retailleau, patron des sénateurs Les Républicains, qui s'est exprimé au micro d'Europe 1.

Selon le sénateur LR de Vendée, l'immigration en France est incontrôlée et serait à l'origine de la série d'attaques islamistes qui frappe actuellement la France. "Le tueur de Villeurbanne était un Afghan. L'homme au hachoir qui a attaqué deux journalistes devant les anciens locaux de Charlie Hebdo était un faux mineur pakistanais. Ensuite, celui qui a décapité Samuel Paty était aussi un Tchétchène", insiste Bruno Retailleau. "On nous décrit l'assaillant à Nice comme un Tunisien qui était passé par Lampedusa." 

Le gouvernement sommé de répondre

L'auteur présumé de l'attaque est EN EFFET un Tunisien de 21 ans, identifié par un document de la Croix rouge italienne. Selon les premières investigations, il est arrivé en Europe par l'île italienne de Lampedusa le 20 septembre, avant de débarquer sur le continent à Bari le 9 octobre, a expliqué le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard.

Pour Bruno Retailleau, "il y a donc un lien entre une immigration que l'on ne maîtrise plus en France et l'islamisation. Les choses sont claires." Il interroge la volonté du gouvernement de mettre fin à ce qu'il perçoit comme un dérèglement des flux d'immigration : "Veut-il y mettre une fin ? Il ne mettra pas fin aux attentats s'il ne met pas fin à ce désordre migratoire."