Agression à la prison de Condé-sur-Sarthe : "Il y a un islamisme qui menace la République française", selon Laurent Wauquiez

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"Je ne me trompe pas d'ennemi, il y a un islamisme qui menace la République française", a déclaré Laurent Wauquiez en réponse à l'agression de la prison de Condé-sur-Sarthe.
"Je ne me trompe pas d'ennemi, il y a un islamisme qui menace la République française", a déclaré Laurent Wauquiez en réponse à l'agression de la prison de Condé-sur-Sarthe. © SEBASTIEN BOZON / AFP
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Lors d'une réunion publique dans l'Hérault mardi soir, le président des Républicains Laurent Wauquiez a estimé qu'"il y a un islamisme qui menace la République française". Il s'est également déclaré opposé au retour sur le sol national des Français partis en Syrie ou en Irak.

"Il y a un islamisme qui menace la République française", a estimé mardi soir à Sète, dans l'Hérault, le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez en commentant l'agression par un détenu radicalisé de deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l'Orne.

Un "islamisme menace la République française". Le président des Républicains, qui s'est dit "contre l'immigration massive", a accusé mardi soir, lors d'une réunion publique en vue des élections européennes, le gouvernement d'être "dans le déni". "Moi, je ne me trompe pas d'ennemi, il y a un islamisme qui menace la République française", a-t-il affirmé.

"Il y a eu aujourd'hui un grave événement qui a eu lieu dans une prison et qui révèle bien des choses", a poursuivi Laurent Wauquiez. "Les gardiens de prison avaient déjà tiré la sonnette d'alarme il y a quelques mois. Le gouvernement n'a pas entendu", a-t-il insisté devant une salle comble de plusieurs centaines de personnes.

 

"Qu'est en train de devenir notre pays ?". Mardi, deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe ont été poignardés par un détenu radicalisé qui s'était retranché dans une unité de vie familiale avec sa compagne, blessée mortellement lors de l'assaut du Raid. "Qu'est en train de devenir notre pays où des terroristes arrivent à faire des attaques au sein même d'une prison ?", s'est-il interrogé.

"Dans un pays comme la France, je pose les questions qui doivent être posées : que faisait ce détenu éminemment dangereux dans une unité de vie familiale ? Comment se fait-il que cet individu n'ait pas été en isolement ?", a-t-il lancé. "Pour nos policiers, nos gardiens de prison, la peur a changé de camp", a estimé Laurent Wauquiez.

Les djihadistes "sont d'abord des barbares", assure Wauquiez. "Alors qu'un tel fait vient de se passer, je demande clairement que les djihadistes qui ont été en Irak et en Syrie se voient interdire de remettre un pied sur le sol français. Ce sont d'abord des barbares, ils n'ont rien à faire sur le sol français. Je refuse que l'on prenne ce risque", a-t-il encore ajouté.