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Week-end à Besançon / Les olives

Week-end à Besançon / Les olives

Date de publication
Épisode · 5 min 28 sec · Culture
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On part en balade à Besançon …pour se préparer à remettre nos pendules à l’heure cette nuit, ca y est on passe à l’heure hiver !


Une heure supplémentaire de sommeil, moi personnellement je n’oublie pas ! Alors revenons à nos moutons : pourquoi Besançon ? Et bien parce que c’est la capitale du temps. Pour être plus précise, la capitale française de la montre jusqu'aux années 70, avant que le quartz et la mondialisation viennent tout chambouler. 

Vous remontez peut-être rapidement les aiguilles du temps pour qu’on comprenne l’histoire ? Ça débute il y a plus de 200 ans, en 1794 quand on appelle un horloger suisse, Laurent Megevand, pour créer la première manufacture d’horlogerie à Besançon et former plus de 800 ans horlogers quand même : un berceau ! Il faut savoir qu’en 1975 : un habitant sur dix vivait de ce savoir-faire ! Savoir-faire qui est classé au patrimoine immatériel de l’Unesco, depuis 6 ans.


Donc j’imagine qu’à Besançon, il y a beaucoup de spots qui y sont consacrés ?


Evidemment ! Et j’ai des surprises qui vont vous plaire vous allez voir. On commence par un incontournable, le musée du Temps- tellement fascinant : vous pouvez voir aussi bien voir le fameux Pendule de Foucault dans la tour que des horloges parlantes. L’horloge parlante c’était un objet à l‘origine. Même si elle n’est plus en service depuis 4 ans, vous vous souvenez du numéro ? 36 99 ! vous allez découvrir des destins incroyables comme celui de Ferdinand Berthoud l’horloger mécanicien des rois des France et de la Marine.


Après le musée vous nous conseillez quoi ?


Filer à la cathédrale St Jean pour admirer son horloge astronomique, l’une des plus sophistiquées de France avec celle de Beauvais. Une horloge universelle qui indique l’heure des cinq continents et dès le 18-ème !! Après on arpente les rues de Besançon : il existe un parcours urbain autour du temps. 

Il est balisé au sol par des flèches de bronze. Surtout restez attentifs regardez les façades, les immeubles, en centre-ville : c’est la tradition horlogère qui a façonné l’architecture.

Au rez-de-chaussée, la boutique, Les appartements au 1er étage, et au-dessus les ateliers, avec de grandes fenêtres ce qui permettait de travailler a la lumière le plus tard possible….


Moi ce qui me fascine le plus c’est la minutie des horlogers ! justement il est possible d’en voir travailler ?


La voilà ma surprise : ça va vous plaire Maël ! J’ai un atelier « Dans la peau d’un horloger » pour découvrir le savoir-faire franc comtois : assembler un mécanisme d’horloge ou même une montre automatique. (280/180) Chez Utinam en face du Musée du temps.


Une adresse pour dormir ?


Dans le quartier historique près de la Cathédrale St Jean. Du caractère et du charme : l’annexe.


Fiche pratique Musée du temps à Besançon : https://www.mdt.besancon.fr/


Atelier dans la peau d’un horloger : https://www.utinam-boutique.fr/produit/dans-la-peau-dun-horloger-assembler-un-mecanisme-dhorloge-utinam-besancon/

Hébergement : https://www.lannexe-apparthotel.com/

 

LES OLIVES


Dans le Midi, c’est un rendez-vous qu’on ne manquerait pour

rien au monde. Les vendanges sont terminées, mais une autre récolte prend le relais : celle des olives ! Et en Provence, on

appelle ça les « olivades ». Un moment de travail, bien sûr,

mais aussi une véritable tradition familiale.Nous sommes à la

mi-octobre et les premières récoltes commencent, notamment

dans les secteurs les plus précoces du littoral méditerranéen.

Elles vont se poursuivre jusqu'en décembre, parfois même

janvier, en fonction des régions, des variétés et de la maturité

recherchée.

Car, première chose à savoir : une olive verte et une olive

noire, c’est le même fruit ! La verte est cueillie avant maturité,

alors que la noire a eu le temps de mûrir sur l’arbre.

Exactement comme un raisin qui change de couleur en

mûrissant. Même si certaines variétés restent plus claires que

d'autres.

Et pour l'huile, ça change tout ! Une olive récoltée tôt donne

généralement une huile très expressive, avec des arômes

d'herbe coupée, d'artichaut cru, parfois une pointe d'amertume et ce petit picotement poivré dans la gorge. C'est ce qu'on

appelle le fruité vert. Plus on attend, plus le rendement en huileaugmente généralement et plus les arômes évoluent vers des notes douces et mûres.

Comment ramasse-t-on les olives ?

Traditionnellement, on étend de grands filets sous les arbres et on fait tomber les fruits à l'aide de peignes ou de gaules.

Aujourd'hui, les professionnels utilisent aussi des peignes

électriques qui font vibrer les branches. Dans certaines

grandes exploitations, la récolte est entièrement mécanisée.

Et attention, contrairement à ce que l'on pourrait croire, les

olives ne se mangent pas directement sur l'arbre ! Elles sont

beaucoup trop amères. La faute à une substance naturelle,

l'oléuropéine. Pour les rendre comestibles, il faut les

désamériser, notamment par des bains successifs dans l'eau

ou dans une solution alcaline, puis les conserver en saumure.

Pour l'huile, c'est une autre histoire. Direction le moulin, le plus rapidement possible après la récolte, idéalement dans les 24

heures. Les olives sont lavées, broyées, puis l'huile est extraite mécaniquement, le plus souvent par centrifugation.

Et combien faut-il d'olives pour fabriquer un litre d'huile ?

Comptez généralement entre 4 et 7 kilos, parfois davantage

pour les récoltes très précoces. Autant dire que chaque litre

représente un sacré travail !

La France reste un tout petit producteur à l'échelle mondiale,

mais elle possède un formidable patrimoine de variétés : la

picholine dans le Gard, la salonenque en Provence, la cailletier autour de Nice ou encore la tanche, la fameuse olive noire de Nyons.

Et puis, il y a une petite merveille à découvrir en cette saison :

l'huile nouvelle ! Celle qui sort tout juste du moulin, parfois

encore trouble, avec ses arômes explosifs d'herbe fraîche et devégétal.

Un petit morceau de pain, un peu de fleur de sel et cette huile nouvelle, c’est le paradis !