Les balades du week-end Week-end à Metz, ville européenne / Les cocos, ces haricots blancs
Vanessa vous nous emmenez en Moselle, à Metz, qui va accueillir lundi le pape Leon XIV, pour la dernière étape de son voyage apostolique, qui est consacré à la paix et à l’Europe.
Pourquoi la Moselle ? Parce que nous sommes aux racines de l’Europe. Quand vous arpentez la Moselle, terre frontalière de déchirements et de réconciliation, vous traversez 150 ans d’histoire européenne. Ne serait-ce qu’en visitant à Metz la Maison de Robert Schuman, le père fondateur de l’Europe, où l’on découvre différentes facettes du personnage. L’homme politique avec son Bureau sur lequel il a écrit son discours du 9 mai 1950, le texte fondateur de la construction européenne, et puis sa bibliothèque : il possédait 10 000 ouvrages. Jusque dans son armoire à la place de son linge, dans ses escaliers ! Sa gouvernante ne pouvait carrément plus les emprunter. Un boulimique de livres, à tel point que s’il rentrait de Paris, les bras chargés de livres, on savait que là il était de bonne humeur.
Et on découvre quoi du Robert Schuman vivait simplement. En revanche, pour aller à Paris, il prenait le train et revenait à pied ou en auto-stop s’il pleuvait. Alors qu’il possédait une voiture. Elle est toujours dans le garage mais il ne la conduisait pas. Il n’avait pas le permis !
Incontournable cette Maison du Père de l’Europe !! Tout comme l’Histoire même de Metz, qui a donné à la ville des airs européens ! Avec une influence italienne que vous retrouvez dans l’architecture médiévale de la Place St Louis. Une influence française avec ses grandes places 18ème. La Place d’Armes ou la Place de la Comédie, et puis le quartier impérial qui date de la fin 19ème/ début 20ème.
Et pour finir vous nous incitez à visiter La Cathédrale st Etienne, dans laquelle Léon XIV célèbrera une messe lundi à 16 heure. Qu’on appelle la Lanterne du Bon Dieu grâce à ses 6500 m2 de Vitraux. Du 13ème au 21ème siècle. Certains sont signés Jacques Villon et Marc Chagall.
Les cocos
J’en ai fait il y a deux jours et j’adore ça ! On les reconnait sur le marché : de grosses gousses pâles, parfois marbrées, comme les haricots qu’on trouve à l’intérieur.
Et quand on a la chance de l’acheter frais(en ce moment), c’est là qu’il est le meilleur : inutile de le faire tremper, il cuit assez rapidement et développe une texture incroyablement fondante.
En France, le plus célèbre des cocos est évidemment le Coco de Paimpol. Celui-là possède même une AOP. Sa culture se développe dans la région de Paimpol à partir de la fin des années 1920, après l’introduction de graines venues d’Amérique du Sud.
Et il y a une jolie particularité : le Coco de Paimpol est toujours récolté à la main. Ceux qui ramassent les gousses sont appelés les « plumeurs », parce que leur geste rappelle celui utilisé pour plumer une volaille.
Sa gousse est jaune pâle, souvent veinée de violet, et à l’intérieur on trouve un grain ivoire, assez rond, à la peau fine. En bouche, il est très doux, avec une texture presque crémeuse.
Mais surtout, le coco est un formidable haricot de cuisine.
Premier conseil : surtout pas de trempage. Vous l’écossez, vous le mettez dans une casserole, vous couvrez largement d’eau froide et vous ajoutez éventuellement un oignon, une carotte, une branche de thym, une feuille de laurier… mais pas de sel !!!!! sinon il durcit.
On porte doucement à frémissement et on compte en gros 30 à 40 minutes de cuisson.
Et attention à un autre détail : on évite les gros bouillons. Le haricot est fragile et, si vous le brutalisez, vous vous retrouvez avec une purée avant même d’avoir sorti l’assiette.
Salez à la fin de la cuisson. Et laissez-les éventuellement reposer quelques minutes dans leur jus : ils restent beaucoup plus moelleux.
Ensuite, les cocos aiment presque tout : le poisson, le lard, la tomate, l’ail, les herbes… et ils vont particulièrement bien avec le chorizo.
Parce que le chorizo apporte exactement ce qui manque à ce haricot très doux : du gras, du fumé, du paprika, parfois un peu de piquant. Et le jus des cocos vient à son tour adoucir le chorizo. C’est un mariage très efficace.
RECETTE : COCOS AU CHORIZO ET À LA TOMATE
Pour 4 personnes
Ingrédients :
800 g à 1 kg de haricots coco frais en gousses 150 g de chorizo, doux ou fort selon votre goût 3 tomates bien mûres 1 oignon 2 gousses d’ail 1 petite branche de thym 1 feuille de laurier 1 cuillère à soupe d’huile d’olive Environ 50 cl d’eau ou de bouillon léger Sel, poivre
Écossez les haricots.
Dans une cocotte, faites revenir doucement l’oignon émincé dans un filet d’huile d’olive.
Ajoutez le chorizo coupé en rondelles ou en demi-rondelles. Laissez-le revenir deux ou trois minutes : il va commencer à rendre son gras et surtout parfumer toute la cocotte avec le paprika.
Ajoutez l’ail haché, puis les tomates coupées en morceaux. Laissez compoter environ cinq minutes.
Ajoutez ensuite les cocos, le thym et le laurier. Versez l’eau ou le bouillon presque à hauteur.
Laissez mijoter à feu doux pendant 30 à 40 minutes. Le liquide doit frémir, mais jamais bouillir violemment.
En fin de cuisson, rectifiez l’assaisonnement. Attention avec le sel : le chorizo en apporte déjà beaucoup.
Laissez reposer cinq minutes avant de servir.
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