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 L’Hôtel du Marc à Reims à l'occasion des Journées particulières LVMH / Le plat oublié : le farcidure du limousin

L’Hôtel du Marc à Reims à l'occasion des Journées particulières LVMH / Le plat oublié : le farcidure du limousin

Date de publication
Épisode · 6 min 59 sec · Culture
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Vanessa, vous nous emmenez en balade en Champagne, à Reims…

Parce que vous allez avoir la chance de pousser les portes de maisons de champagne prestigieuses ! Les 16, 17 et 18 octobre, le groupe LVMH organise, pour ainsi dire, ses propres Journées du patrimoine : les Journées Particulières. Il est important de préciser que ces journées n’ont aucun but commercial : vous ne pourrez rien acheter sur place. Les visites des sites, comme les expériences proposées, sont gratuites. L’objectif, c’est de vous faire rencontrer les ambassadeurs et les artisans d’art qui font vivre ces métiers d’excellence. Des virtuoses du savoir-faire à la française, et surtout des passionnés ! Au programme, trois jours consacrés à 280 métiers, dans 47 maisons, partout dans le monde. Alors, comme le thème de cette année est « Aux racines du rêve », moi, je vous emmène aux racines du champagne, à la découverte des origines de grandes maisons comme Ruinart ou Veuve Clicquot.

Et c’est l’hôtel du Marc, à Reims, l’un des sites de la maison Veuve Clicquot, qui vous a complètement séduite…

Parce qu’il résume parfaitement l’ADN des Journées Particulières : l’histoire, les gestes, l’excellence et l’art ! L’histoire de cet hôtel particulier est d’ailleurs intimement liée à celle de Veuve Clicquot. Il appartient à Édouard Werlé, le jeune associé de Madame Clicquot, qui deviendra son successeur. C’est ici qu’elle le rejoint pour travailler. Elle, cette entrepreneuse exceptionnelle qui dirige son empire avec une modernité incroyable ! Et pourtant, tout cela lui tombe dessus presque par hasard, en 1805 : elle devient veuve à seulement 27 ans. Mais elle décide malgré tout de reprendre les rênes de l’entreprise de son mari. Elle se forme à la gestion et, en pleine période des guerres napoléoniennes, continue d’envoyer des ambassadeurs voyageurs à travers l’Europe pour faire connaître sa maison. Du marketing avant l’heure ! Elle fait du pinot noir sa signature, invente la table de remuage et crée le premier champagne rosé d’assemblage. Bref, elle casse les codes ! Un modèle qui inspire encore aujourd’hui les artistes contemporains. Vous pourrez d’ailleurs découvrir certaines de leurs créations à l’hôtel du Marc. Il y a notamment un fauteuil orné d’un motif bien particulier : celui de la comète de 1811, qui aurait donné un formidable coup d’accélérateur à l’exportation de ses vins. C’est d’ailleurs de là que vient la petite comète que l’on retrouve sur l’étiquette jaune.

Et cette grande dame de la Champagne incarne aussi l’art de recevoir à la française.

Elle instaure un véritable rituel de réception pour accueillir ses invités lors de dégustations. Et pendant ces Journées Particulières, vous allez pouvoir vivre ce rituel ! Tout à coup, les portes de la grande salle à manger vont s’ouvrir. Sous la lumière des lustres, vous assisterez à un dressage de table au millimètre près, dans une synchronisation parfaite : un véritable ballet ! On vous présentera le chariot des fromages, puis celui des desserts. Et vous découvrirez que la Veuve Clicquot a été la première à carafer le champagne pour accompagner le dessert et en révéler toute la douceur.

Et nous, on va déguster du champagne… ?

Le public est familial. En revanche, dans le bar de dégustation, l’atelier sera transformé en une véritable expérience sensorielle. Chacun pourra repartir avec un arôme de pinot noir à glisser dans son sac.

Fiche pratique : Les Journées Particulières LVMH

Les 16, 17 et 18 octobre 2026.

Informations et inscriptions : https://www.lvmh.com/fr/les-journees-particulieres-2026

 

Aujourd’hui, direction la Corrèze ! Je vais vous parler d’un plat qui ne fait pas dans la légèreté… mais alors pas du tout ! La farcidure ! Vous connaissez ?

Imaginez une grosse boule de pommes de terre râpées, parfumée à l’ail et au persil, avec parfois un bon morceau de lard caché au milieu. Et cette boule, on la plonge dans un bouillon de petit salé. Résultat : un plat généreux, rustique, qui tient au corps ! Après ça, vous pouvez partir bûcheronner toute la journée !

La farcidure, c’est vraiment la cuisine paysanne dans toute sa splendeur. Quelques pommes de terre, un peu de cochon, et de quoi nourrir toute la famille !

Et ce qui est amusant, c’est que la farcidure existait avant l’arrivée de la pomme de terre ! Autrefois, on préparait ce genre de boule avec du millet, une céréale très répandue dans les campagnes. La pomme de terre s’est progressivement imposée à partir du XVIIIe siècle, et la farcidure est devenue une véritable institution en Corrèze.

Mais attention ! Dans la région, chacun défend sa recette. Certains ajoutent de l’oseille, d’autres des blettes, et parfois un peu de farine de sarrasin. Et il y a un ustensile indispensable : la râpe à farcidure ! À Tulle, les ouvriers de la manufacture d’armes en fabriquaient même eux-mêmes.

Alors, comment ça se mange ? Traditionnellement, les farcidures cuisent dans le bouillon du petit salé, parfois accompagné d’une andouille. Elles s’imprègnent ainsi de tous les parfums de la viande. On sert le tout bien chaud, avec un morceau de porc. C’est le genre de plat qui réchauffe autant les mains que le moral !

Et je vous donne un dernier petit truc : surtout, ne lésinez pas sur les quantités ! Parce que la farcidure du lendemain, coupée en tranches épaisses et revenue à la poêle dans un peu de graisse de canard, c’est un vrai régal. Croustillante à l’extérieur, moelleuse à l’intérieur… Un vrai bonheur !

Pour 4 personnes

Ingrédients :

  • 2 kg de pommes de terre
  • 500 g de petit salé
  • 150 g de poitrine de porc
  • 3 gousses d’ail
  • 1 bouquet de persil
  • Sel, poivre
  • Éventuellement, une andouille

Préparation :

  1. Faites cuire le petit salé dans une casserole d’eau frémissante. Une fois la viande cuite, au bout d’environ 45 minutes, retirez-la et conservez le bouillon.
  2. Épluchez les pommes de terre et râpez-les très finement. Placez-les dans un torchon propre et pressez-les pour éliminer une bonne partie de leur eau. Attention, ne les lavez pas : il faut conserver l’amidon !
  3. Mélangez les pommes de terre avec l’ail écrasé, le persil haché et le poivre. Salez légèrement.
  4. Façonnez de grosses boules bien serrées, de la taille d’une petite boule de pétanque, en glissant quelques dés de poitrine de porc au centre.
  5. Plongez délicatement les farcidures dans le bouillon frémissant et laissez cuire environ 45 minutes, sans laisser bouillir trop fortement.
  6. Servez bien chaud avec le petit salé et, éventuellement, quelques morceaux d’andouille.

L’astuce : si le mélange manque de tenue, ajoutez un peu de farine de sarrasin.