Un city break «Calder» à Orléans pour le festival Ar(t)chipel / La saison de la Saint-Jacques
Vanessa, vous nous avez concocté une escapade urbaine à Orléans pour partir à la rencontre de Calder ?
Exactement ! Alors, vous allez me dire : Calder, l’artiste américain et ses célèbres mobiles, dans le Val de Loire… Quel est le rapport ?! Lorsqu’il arrive en France, en 1926, c’est dans cette région qu’il va assez rapidement installer son atelier et imaginer plusieurs de ses œuvres monumentales. Pour célébrer le centenaire de son installation en France et les 50 ans de sa disparition, le festival Art(t)chipel a donc conçu une exposition itinérante dans 14 sites patrimoniaux répartis sur les six départements de la région. L’occasion de s’offrir un petit week-end à Chartres, à Blois, à Tours…
Ou à Orléans, donc ! Et pourquoi cette ville plutôt qu’une autre ?
Déjà, parce qu’elle a une nouvelle énergie créative ! Mais surtout pour sa programmation autour de Calder ! Je suis restée scotchée : j’ai découvert une facette de son travail que je ne connaissais pas, une facette plus méconnue que l’on commence à découvrir au musée des Beaux-Arts, avec ses bijoux ! Ils n’ont jamais été destinés à la vente, mais étaient réservés à sa femme, Louisa, et à des amies, comme Charlotte Perriand. Il ne les a pas conçus comme des pièces de joaillerie, mais comme de véritables sculptures portatives. C’est passionnant pour comprendre la genèse de son travail et de ses mobiles. Enfant, il créait déjà de petites sculptures qu’il accrochait aux poupées de sa sœur. Il jouait avec les formes pour accompagner le mouvement, et avec les spirales pour capter la lumière. Alors, une collection de 23 bijoux à ne pas manquer ! Sans oublier les gouaches des années 1930 et quatre sculptures rarement exposées !
Et vous avez d’autres recommandations pour ce week-end Calder à Orléans ?
Le FRAC Orléans – Les Turbulences, avec l’exposition « Circus », autour du petit cirque ambulant qu’il avait créé dans les années 1920, lors de son premier séjour en France. Et puis, direction la grande halle des Tanneries d’Amilly, près de Montargis, où les maquettes de stabiles dialoguent avec les réalisations monumentales. C’est dingue !
Fiche pratique : Week-end Calder à Orléans
- Musée des Beaux-Arts d’Orléans : collection de bijoux, sculptures rarement exposées et gouaches des années 1930.
- FRAC Orléans – Les Turbulences : exposition « Circus ».
- Les Tanneries d’Amilly, près de Montargis : maquettes de stabiles et réalisations monumentales
Les Saint-Jacques :
C’est l’un des rares produits de la mer dont la pêche est suspendue pendant plusieurs mois, de mai à octobre, afin de permettre aux stocks de se reconstituer. Elle vient tout juste de faire son retour et son prix reste raisonnable : ce matin, au marché, on en trouvait à 20 euros les 3 kilos. En ce moment, il y a peu de corail, l’organe reproducteur, car la Saint-Jacques arrive en fin de cycle de reproduction.
On les achète évidemment très fraîches. Le premier port de pêche est Granville, dans la Manche, mais Port-en-Bessin, Erquy ou encore Dieppe sont également réputés.
On peut la déguster froide, tiède ou cuite.
Pour une recette hyper simple qui met le produit à l’honneur, on peut la servir crue, avec un petit morceau d’anchois qui joue le rôle de condiment.
Toujours crue, on peut aussi la préparer en carpaccio, avec une huile d’olive bien mûre, du gros sel et quelques éclats de noisette.
Pour la cuire, il faut commencer par la saisir dans une poêle bien chaude, avec un mélange d’huile et de beurre, afin de bien la colorer. Petite astuce : épongez-la soigneusement avant la cuisson pour éviter qu’elle ne bouille dans la poêle.
On peut également la cuire au four, directement dans sa coquille, avec une goutte de cidre et un peu de chapelure pour apporter du croustillant.
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