Week-end à Uzès et le Festival des Saveurs et des savoirs / Les cacahuètes… françaises !
Laissez-vous emporter par Vanessa Zhâ et Olivier Poels pour une évasion entre tourisme et gastronomie. Découvrez des trésors du patrimoine, des bons plans et des city break en France et à l’étranger, ainsi que des expériences culinaires uniques. Des escapades qui réveillent vos sens et enrichissent vos idées pour vos prochaines aventures. Entre pépites cachées et adresses gourmandes, de quoi vous donnez des idées pour explorer et savourer le monde autrement. Aujourd'hui, week-end à Uzès, au festival des saveurs et des savoirs.
On part en balade dans le Gard à Uzès, pour la 4 édition du Festival Saveurs et Savoirs du 8 au 11 octobre. Une immersion gourmande avec des chefs étoilés, des artisans, des producteurs des auteurs culinaires.
Donc on célèbre les produits terroirs, et on découvre Uzès en commençant par la place du Marché, la Place aux Herbes, élément centrale de l’histoire d’Uzes. Ca fait depuis 1355 officiellement-ils existaient bien qu’ils s’y tiennent. Cette place, elle a un cachet incroyable.
Les demeures et les hôtels particuliers datent de la Renaissance ou du 17e/18e siècle. Au départ, c’était les maisons des marchands. Ils avaient pignon sur « place ». Ils avaient leurs échoppes au rez-de-chaussée de leur demeure. Et pratique aussi pour s’abriter sous les arcades lorsqu’il pleuvait les jours de marché. Elle a toujours porté le nom de Place aux herbes ? Presque.
Les remous de l’histoire sont passés par là. On a eu le droit à la Place royale, Place de la République, et un nom un peu moins sympathique : "la Place du costel au Moyen âge", où on y installait un grand mât. Et les jours de marchés, on y exposait les vilains qui avaient fauté. " Ça devait trancher au milieu des tomates ?!
Il ne faut surtout pas oublier les fleurs qui sortaient de terre de toutes ces "herbes". Le reste on le retrouvait dans les ruelles. Ce qui est toujours le cas le samedi. Baladez-vous regardez les noms de rue, elles ont une histoire comme la rue du Boucarier où l’on vendait les bœufs et les châtaignes près de l’hôtel de l’Ange.
Il faut donc flaner. Uzès a des petits airs d’Italie. Même la tour Fenestrelle penche comme la tour de Pise. Et puis restez attentifs, elle garde les traces d’une ville noble : comme les tours du duché, qui s’est enrichi grâce à la production des bas de soie.
Un hébergement ?
Ambiance « mon hôtel est un village » : le Vieux Castillon à Castillon-du-Gard : 18 maisons en vieilles pierres restaurées en hôtel
La fiche pratique : L’hôtel : le Vieux Castillon : https://www.vieuxcastillon.fr
Festival des Saveurs et savoirs 8/11 octobre 2026 https://festivalsaveursetsavoirs.fr/
Cacahuète
Des cacahuètes françaises ? Oui, et c’est même une spécialité de Soustons dans les Landes. Ici, sur des terres sableuses parfaitement drainées, l’arachide a trouvé un terrain presque idéal. L’histoire remonte à l’après-guerre, lorsqu’un agriculteur local tente de cultiver quelques plants. L’expérience fonctionne, et la culture s’installe et se développe en Nouvelle Aquitaine
La cacahuète est semée au printemps et récoltée à l’automne, généralement entre septembre et octobre. Sa particularité est assez amusante : après la floraison, la plante enfonce littéralement ses futures gousses dans le sol, où elles vont mûrir. La cacahuète n’est d’ailleurs pas un fruit à coque, mais une légumineuse, comme le pois ou le haricot.
À Soustons, on la mange bien sûr grillée et salée, mais aussi en pâte ou même dans des plats mijotés. La spécialité locale la plus étonnante reste le « Cassouhuète », sorte de cassoulet où la cacahuète remplace le haricot.
Une petite curiosité landaise que l’on doit à la ferme Darrigade, pionnière de la culture de la cacahuète en France (aujourd’hui une quinzaine de producteurs)
Pour 4 personnes, faites tremper 400 g de cacahuètes crues une nuit dans l’eau froide. Égouttez-les, puis faites-les cuire doucement dans une casserole d’eau avec un oignon, une carotte, de l’ail et un bouquet garni, jusqu’à ce qu’elles soient bien tendres.
Dans une cocotte, faites revenir 4 cuisses de canard confites. Retirez l’excédent de graisse, ajoutez les cacahuètes cuites, un peu de bouillon, quelques dés de tomate et une pointe de piment d’Espelette. Laissez mijoter une trentaine de minutes.
Versez le tout dans un plat, posez les cuisses de canard dessus et terminez une vingtaine de minutes au four à 180 °C. On obtient une sorte de cassoulet landais : généreux, fondant, avec cette petite saveur douce et presque beurrée de la cacahuète.
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