Soirée autour de la maltraitance sur France 3 : "Le film 'La maladroite' parle de notre responsabilité à tous"

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isabelle carré 2000
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Dans "Culture médias" sur Europe 1, Isabelle Carré évoque le téléfilm "La maladroite" sur France 3, dans lequel elle incarne une institutrice confrontée à une enfant qu'elle soupçonne d'être victime de maltraitance. Une diffusion suivie d'un débat autour des moyens pour sauver les enfants maltraités.
INTERVIEW

Mardi soir, France 3 organise une soirée spéciale autour de la maltraitance dans le cadre des 30 ans de la convention des Droits de l'enfant. La chaîne propose un téléfilm, La maladroite, avec notamment au casting Isabelle Carré et Emilie Dequenne. La diffusion sera suivi d'un débat autour de cette question : "enfants maltraités, comment les sauver ?". Dans Culture médias sur Europe 1, Isabelle Carré revient mardi sur sa participation au téléfilm.

"L’histoire est malheureusement une histoire vraie"

Dans La maladroite, Isabelle Carré incarne une institutrice qui constate des marques sur une des enfants qu'elle encadre. Rapidement, le doute s'installe : faut-il croire la petite fille qui assure se blesser toute seule en étant maladroite et prendre le risque d'alerter les autorités sur un éventuel cas de maltraitance ? "L’histoire est malheureusement une histoire vraie", confie la comédienne au micro d'Europe 1. "Ce téléfilm ne juge pas, il ne juge personne. C'est une manière de montrer la difficulté, quand on est institutrice par exemple, d'être confrontée à ce type de situation", explique Isabelle Carré.

"C'est plus facile d'être dans le déni"

Un téléfilm pour alerter également. "Un Français sur quatre n'appelle pas le 119 quand il entend des cris derrière sa cloison. C'est plus facile d'être dans le déni pour beaucoup de choses de ce genre", déplore Isabelle Carré. La maladroite parle ainsi de "notre responsabilité à tous", face aux violences faites aux enfants. "Environ deux enfants par semaine meurent sous les coups de leurs parents", rappelle l'actrice. "Des chiffres atroces et aberrants", conclut la comédienne.

Europe 1
Par G.P.