Tourisme : les professionnels français inquiets de l'impact du coronavirus chinois

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(Image d'illustration.) © Philippe LOPEZ / AFP
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Pékin multiplie les mesures pour limiter la progression du virus qui a déjà tué 56 personnes. Samedi le gouvernement chinois a décidé de suspendre les voyages organisés vers l'étranger à partir de lundi. Au risque de déstabiliser le secteur du tourismes mondial.

Face au nombre grandissant de malades contaminés par le coronavirus, actuellement estimé autour de 2.000, la Chine multiplie les mesures pour en limiter la propagation autant sur son territoire qu'à l'étranger. A compter de lundi, les agences de voyage chinoises ne pourront plus vendre de réservations d'hôtels ni de voyages à des groupes, y compris vers la France. Seuls les voyages individuels restent autorisés. Or rien qu'à Paris, un quart des touristes chinois voyage en groupe.

"La Chine est le premier pays asiatique qui visite la France, donc il faut rester vigilant sur l'impact", s’inquiète le président des entreprises du voyage, Jean-Pierre Mas. "Ils achètent beaucoup, dans les boutiques de luxe et dans les grands magasins." D'autant plus que les commerces français essuient depuis plusieurs mois les conséquences économiques du mouvement de contestation national contre la réforme des retraites.

"Une fois que l'on dit aux Chinois qu'ils ne peuvent plus partir, ils mettent du temps à revenir"

En dix ans, le nombre de touristes chinois a été multiplié par 3,7 en Île-de-France, selon le nombre d'arrivées hôtelières comptabilisées par le Comité régional du tourisme, à presque 1,8 millions. Ils font également partie des plus dépensiers, se plaçant deuxièmes sur le podium devant les Américains et les Japonais.

Les professionnels du secteur du tourisme tentent de relativiser : chaque année, janvier reste un mois creux pour les affaires. Un responsable du tourisme en Île-de-France se souvient cependant des conséquences de la précédente épidémie de Sars en 2003. "Une fois que l'on dit aux Chinois qu'ils ne peuvent plus partir, ils mettent du temps à revenir", prévient-il.

Europe 1
Par Romane Hocquet édité par Romane Lizée