Pour Bernard-Henri Lévy, "la Turquie n'est plus un allié fiable des Occidentaux"

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Le philosophe et essayiste Bernard-Henri Lévy a estimé, dimanche sur Europe 1, que la Turquie devrait sortir de l'OTAN.
INTERVIEW

Les bureaux de vote ont ouvert, dimanche matin, dans toute la Turquie, pour des élections scrutées de près. Recep Tayyip Erdogan, président sortant, affronte le scrutin le plus difficile de son règne face à des vents économiques contraires et une opposition déterminée à stopper sa course vers davantage de pouvoirs.

"Il faudrait qu'Erdogan tombe". Pour Bernard-Henri Lévy, le dirigeant turc "est en train de vaciller". "Sa victoire probable sera beaucoup plus faible que celle à laquelle il aspirait", a anticipé Bernard-Henri Lévy dans le Grand Rendez-Vous d'Europe 1 avec CNews et Les Échos. "Dans son propre camp, il y a des mécontentements, des fissures, des doutes. Mais ce n'est pas assez, il faudrait qu'il tombe."

Plus un allié. Qu'il tombe, car pour le philosophe, la Turquie d'Erdogan "n'est évidemment plus un allié". "La vraie question, c'est la présence de la Turquie dans l'OTAN, cette alliance militaire supposée défendre l'Europe. La Turquie [n'y] a plus sa place", a jugé BHL. "La Turquie qui a tendu la main à Daech, dont nous savons qu'elle faisait transiter des armes vers l'Etat islamique, n'est plus un allié fiable des occidentaux."

Pour un État kurde. L'essayiste s'est également prononcé en faveur de la création d'un État kurde. Ce serait, selon lui, "un élément de stabilité dans cette région du monde, qui est la proie de régimes sanguinaires, de dictatures. Rien n'est plus instable que les dictatures. Un État kurde, quelle que soit sa forme et ses frontières, ce serait un pôle de stabilité avec Israël".